Effeuille mes rêves

De la prison pour ne pas avoir la main verte

J’ai une idée de métier !

Le métier que j’apprends au travers de mes études me plaît. Indéniablement.
Mais… Il implique de grosses responsabilités. Comme partout, remarque. Mais un neurochirurgien (ce que je ne suis pas : c’est un exemple) a potentiellement plus de répercussions légalement et moralement fâcheuses qui l’attendent s’il se rate qu’un fleuriste qui loupe un bouquet (je ne rabaisse absolument pas les fleuristes et ne réduit pas leur travail : je parle d’un type de risque précis, là). Parce que le chirurgien touche à l’humain.

Ce n’est pas le pire qu’il puisse arriver (dans mon cas je veux dire), mais ça reste… inquiétant.

Sur l’échelle de la fille qui s’inquiète de tout. Du moins.

Ça et la paperasse à foison.

Donc pour me donner un peu d’espoir, j’imagine de temps en temps quelle autre profession je pourrais faire ! Après avoir eu ce diplôme. Parce que j’ai trop travaillé pour lâcher l’affaire maintenant.

Ça me détend.

Là j’ai carrément inventé un métier.

Un métier pas si improbable que ça. Et utile.

  • Étape 1 : Je mets en place sur Internet une collecte pour financer mon projet. Le côté marketing et financement, je ne l’apprécie pas du tout, mais bon pour réaliser mon plan sans argent, ça va être dur.

    Projet que j’explique clairement.

    Le bouche-à-oreille (... j’ai publié avec bouche-à-bouche à la base...) se répand.

  • Étape 2 : Mon premier client fait appel à moi. J’ouvre un blog pour faire de la publicité (cf ci-dessus) à propos de mon exploit et de ma lutte pour le bien-être de l’humanité.

    Mes actions ont maintenant les moyens d’être pleinement efficaces.

  • Étape 3 : Je m’exécute. Le stress est quelque chose qui ronge de plus en plus Nous (nos gentils amis les humains dont je fais avec fierté partie). La cause principale est le travail. Certains vivent dans des conditions professionnelles épouvantables… Alors mon job sera de m’infiltrer dans leur société. D’entrer en contact avec le/la/les collègue(s) toxiques OU ENCORE MIEUX SELON LES CAS avec le/la/les patrons.

  • Étape 4 : Je m’adapte à la personne à "travailler". J’apprends à la connaître, j’apprends comment elle pense. Mon moyen d’approche est du 100% sur mesure pour elle. La seule règle, c’est : je ne me place pas dans le rôle d’une salariée (ça complique trop sinon).

  • Étape 5 : Je me sers de tout ce que j’ai appris pour monter - en l’occurrence - à l’horrible patron qu’il ne le fait sûrement pas exprès mais qu’il se comporte comme un gros pourri avec ses employés (Anonymat Forever pourrait être le nom de mon entreprise).

    Qu’il est donc - sans s’en rendre compte, je n’en doute pas - un monstrueux personnage. Et je pointe du doigt (SUBTILEMENT) quelques problèmes à titre d’exemple en proposant des solutions qui arrangeraient tout le monde ("un employé heureux = un employé efficace", pour le patron par exemple) et VOILÀ.

  • Étape 6 : Récit sur mon blog. Tout en préservant l’anonymat de la boîte, des protagonistes, et de moi pour pouvoir continuer mon travail de justicière moderne qui gagne sa vie agréablement sans faire de prix excessifs et qui quoi qu’il se passe peut s’arrêter pour aller bouquiner dans un coin si quelque chose l’angoisse ou la saoule.

Pas mal, hein !

De la psychologie à gogo. Ma seule compétence ? Analyser et comprendre les gens. Je travaillerai avec des psychiatres et des psychologues. De un parce que c’est intéressant, et de deux parce que je me suis déjà frappé six-sept ans d’études va falloir au bout d’un moment se lancer dans la vie active j’en peux plus de l’école !

Et ce diplôme que j’aurai eu ne sera pas vain. Il peut être une couverture. "Qui, moi ? Ah non je disais ça - ce petit détail au centre de la mécanique de votre pensée que j’ai innocemment recalibré - comme ça. Je ne connais personne de chez vous. Et moi ? Une psy-détective ? Pfffff ! Regardez ce que j’ai fait ces dernières années, j’ai un diplôme de machin, rien voir. Donc où en étions-nous ? Oui. Vous aviez dans votre enfance un chat qui s’appelait Blaméprotique. Ce qui est, vous remarquerez, l’anagramme de "Problématique"...".

Qu’aucun fleuriste ne s’offense de ce que j’ai dit plus haut. Fleuriste fait également partie des carrières dans lesquelles je me reconvertirais avec joie.
Mais les plantes hurlent de terreur quand elles me voient arriver (je suis un peu une légende de catégorie Celle-Qui-N’a-Pas-La-Main-Verte) et je n’ai ni l’œil ni la connaissance.

Donc on va continuer ce mémoire…

Pas du tout avancé. Mais le plan bancal dont je parlais hier prend mieux forme. J’vais éviter la "prison" haha (C’EST UNE BLAGUE ON SE CALME J’ÉTAIS SIMPLEMENT TRÈS ANGOISSÉE A L’IDÉE DE TRICHER. Mais ça ne se fera pas).