Effeuille mes rêves

Déglutir aïe ça pique

Ce dégoût dans ma gorge que j’essaie de ravaler.

Avec un grand sourire de façade. Grand, étalé, mais mort.

J’ai raconté des conneries. Pas fait exprès donc pour le coup ça a du mal à passer ; je croyais vraiment que ma famille était différente. Qu’avec la communication et de la bienveillance on prenait soin des autres. Qu’au moins si on ne comprend pas, on ne juge pas et laisse la personne qui demande du temps pour gérer sa douleur, ses démons internes, faire ce qu’elle sait devoir faire (ou plus souvent ne PAS faire).

Mais non. Ça, c’était comment je VOULAIS que les choses soient.

Bref. Ce n’est pas une catastrophe non plus. On n’est pas fâchés. Mais ça fait mal. J’veux dire par là que je me rends bien compte que je ne suis pas émotionnellement stable, ni forte. Et si je ne le suis pas, mon rêve et mes projets de vie…

Non n’y pense pas. T’as assez pensé pour aujourd’hui.

Bonne nuit.