Effeuille mes rêves

Demain est un autre jour

Orgie Mcdonald ce soir.

Oui, je sais, c’est nul. J’ai lu que je n’étais pas la seule à craquer, helloooooo compatriote ! !

J’en plaisante mais je suis pas contente du tout.
Ce matin j’étais super gaie et joyeuse, et puis je suis allée en cours et mon moral est descendu dans les chaussettes. Je comprends même pas pourquoi.

Il y a cette fille avec laquelle je sais pas bien sur quel pied danser…

Elle s’appelle Ivy. Je la connais depuis cette année et j’ai appris il y a peu de temps qu’elle faisait une dépression elle aussi - mais elle est pas comme moi : elle a beaucoup trop de caractère pour faire un break dans ses études.
Je lui apporte tout mon soutien, vraiment, je fais de mon mieux. Mais elle m’a dit être du genre à réviser à plusieurs et elle déprime actuellement parce qu’elle ne trouve personne qui veuille bien. Au début je me suis proposée - plus parce que je me sentais obligée qu’autre chose. Et puis je me suis débinée. Et je m’en veux horriblement. D’un côté je ne me sens pas de me forcer à le faire, j’ai vraiment l’impression que je vais me faire du mal à me stresser pour ça, mais d’un autre côté je suis triste pour elle et j’aimerais faire plus que ce que je fais pour l’aider.

Je suis une grosse lâcheuse. Une vraie lâche.

On est vachement différentes en plus, elle et moi. J’me sens pas toujours à l’aise - souvent impressionnée. Et ça me stresse beaucoup donc j’ose pas vraiment me pousser à sauter le pas.

Bon et en plus de cela, j’ai eu droit aux éternelles remises en questions : "Est-ce que tu es à ta place dans ce que tu fais et est-ce que tu ne vas pas faire une immense connerie qui te vaudra d’aller un jour en prison ?". Classique mais toujours efficace.

Du coup, pour la première fois, j’ai annulé un cours de chant.

Je vais le payer quand même - très cher en plus - mais tant pis.
La dernière chose dont j’ai envie maintenant c’est de chanter. C’est triste parce que le chant m’a portée toute la semaine mais tant pis. J’vais même pas en profiter pour bosser, j’vais relire un cours juste pour apaiser ma conscience vite fait, puis je vais buller sur le canapé.

Ah oui, je sais pourquoi ça ne va pas fort aussi.

Comme une con, j’ai refait le truc du "je-pose-une-question,-je-demande-une-chanson-aléatoire-à-l’Ipod,-et-la-première-qui-sort-sera-ma-réponse", et toutes les réponses que j’ai eu m’ont démoralisée.
On devrait m’abattre pour avoir fait preuve d’autant de stupidité. Mais c’est que j’ai tellement envie que les choses dont j’ai besoin arrivent maintenant dans la réalité de ma vie… C’est méga important pour moi. Je voudrais être libérée de ces incessantes plaintes (de grosse connasse) qui me restent en travers de la gorge. J’ai tellement envie de trouver la clef du bonheur. Je la cherche partout depuis tant de temps... ! J’ai envie d’être sûre que tout ce que je fais, je ne le fais pas pour rien.

Hum, je ne sais pas si c’est compréhensible pour des gens comme vous… Je vous imagine comme des gens biens, des gens qui ne se laissent pas pourrir la vie par des trucs aussi débiles, des gens qui vont bien parce qu’ils le méritent.

J’ai tellement envie qu’il y ait quelque chose "là-haut" qui existe et qui puisse m’assurer que ça arrivera bel et bien, peu importe à quel point les obstacle en ce moment ont l’air infranchissable.
Et que tout ceci va arriver très rapidement. Je suis dégoûtée d’avoir gâché tout ce temps et tout ce potentiel déjà. Je voudrais me rattraper.

Mais bon. Demain est un autre jour. J’m’accroche à ça. Et j’vais essayer de pas trop penser à Ivy et à mes études ce soir histoire de pas bousiller ce qu’il me reste de temps.
J’ai déjà perdu trop de temps à déprimer pendant toutes ces années.