Effeuille mes rêves

Demain et après-(après-)demain

"Eh ben vas-y, casse-toi !

- Ben ouais, c’est ce que je vais faire figure-toi !

-Allez ; et bon débarras looseuse. "

Dialogue fort intéressant et épique entre moi et Moi.

Moi clame tout haut et à tout le monde ces derniers jours que je ne vais pas me présenter aux examens. Que je vais partir, loin, très loin. Ou peut-être juste simplement chez mes parents et que je passerai un pacte avec eux pour devenir leur esclave pour la vie s’ils acceptent de m’héberger et de me nourrir.

Moi, en revanche, est plus vindicatif. (Moi l’a traité d’extension subconsciente périmée et ça lui a pas plu). Il dit que je ferais mieux d’aller avec lui (Moi, premier cité, donc) sous un pont et d’attendre de voir ce qu’il se passe.

Les deux me disent de toute façon que j’en peux plus de bosser aujourd’hui.

Et on est tous les trois exténués.

Ils disent que je vais donc aller me reposer (y’a un épisode de Pretty Little Liars tout frais qui m’attend ; joiiiiiie !) mais moi je culpabilise !  !  !

J’ai vraiment envie de tout laisser tomber. Ce serait juste tellement… pourquoi j’ai pas choisi des études simples ? ! Quelque chose autour des livres ! Quelque chose que j’aime vraiment et dont la passion serait impérissable.

Ah oui c’est vrai : dépression. J’ai dû choisir le métier que je voulais faire toute ma vie en étant en dépression. Et du coup, est-ce que c’est étonnant que j’ai fait un choix de m.erde ? Nooooon ! Et est-ce que j’ai une occasion d’améliorer les choses ? Nooooon !

Je souffre depuis le début dans ces études, parce qu’elles sont très très difficiles. Et le bout du tunnel ne me séduit plus autant, certains jours.

Voilà où j’en suis.

J’ai tellement tellement peur de me planter. Mais pas la peur qui donne des ailes pour réviser, non, ce serait même plutôt l’inverse. Je ne finis jamais mes plannings, mais en même temps ils sont systématiquement monstrueux.
Et à l’oral, je me ridiculise à tous les coups. Oral des examens, mais tous les oraux en fait : on me lâche dans la rue avec pour mission de demander l’heure à quelqu’un, peut être sûr que je reviens avec une anecdote pathétique sur comment j’ai foiré la chose.

Alors des examens…

Oui mais je n’en peux plus. Définitivement. Débilement. Mais j’ai tellement peur de partir aussi. Partir pour aller où ? C’est ce que tout le monde me demande mais évidemment je n’en sais rien !
Et par conséquent : je ne peux pas partir.

Rha j’en ai trop marre. Allez je vais aller voir cet épisode en espérant que demain… eh ben demain, qu’il y ait un miracle, tout comme après-demain et après-après demain.