Effeuille mes rêves

Dépréciation

Je me sens lente et molle intellectuellement.

Comment se fait-il qu’en faisant de son mieux, en s’arrachant au travail, on n’atteigne pas le niveau souhaité ? Je parle de niveau et non de limite. Étant perfectionniste, la limite est forcément déraisonnable.

Je ne suis pas une mauvaise fille, paraît-il. Mais si je suis bête, ça ne changera pas. Si ma nature est d’être bête… Travailler ne semble pas améliorer quoi que ce soit. Je resterai bête. À jamais.
Pourtant, c’est biologiquement possible d’être intelligent ! Énormément d’autres le sont ! Je les admire. J’avais déjà renoncé au talent. Je m’y suis faite, à cette absence de sens dans la finalité du projet personnel que j’incarne. Si chaque être humain était né génie, ce serait un trait de caractère normal. Et on est des milliards : va trouver un trait de génie spécifique, considérablement développé pour qu’il puisse être défini en tant que tel et évident, à chacun !

Pas de talent, pas d’intelligence particulièrement brillante non plus. Bon. C’est la vie après tout.
Mais être stupide au point de ne pouvoir se sortir de la vase avec une quantité d’efforts considérable... ? Wow. Ça fait mal.

Résultat : déception. Je pensais qu’on pouvait prendre son destin en main. De A à Z. J’ai peut-être confondu quelques notions ; une fois de plus.

Mais bon. Qu’est-ce que je peux y changer ? Crétine je suis et crétine je resterai.

Ce mémoire doit avancer. Même s’il grignote chaque jour un peu plus ma santé mentale. Je ne peux que travailler davantage pour être certaine que dans quelques mois, tout cela sera terminé.

Je vais y arriver.