Effeuille mes rêves

Derrière moi

Complètement effondrée aujourd’hui.

Avec moi, c’est tout noir ou tout blanc de toute façon. Il y a une semaine, ça a été tout blanc pendant un temps. C’était merveilleux. Puis une brèche sur ce beau tableau… Et je m’effondre à nouveau.

Ce n’est pas de la déprime. Je vais bien. Ce n’est pas grave. Mais j’ai un exam tout à l’heure et je n’ai juste pas envie de faire l’effort de me présenter. De parler. J’ai envie de m’allonger sur mon lit… et de "partir".
Oui, les idées suicidaires sont revenues… Je ne ferai rien mais je suis tellement fatiguée de tous ces petits trucs qui vont pas dans ma vie, qui m’empêchent de savourer les trucs qui vont. Je fais des efforts pour les ignorer mais… faut me comprendre aussi. C’est comme une corde pas très épaisse sur laquelle on tire on tire on tire… au bout d’un moment j’arrive à bout, la corde claque, je suis épuisée, je n’ai plus la force de lutter.

Et tout me submerge.

J’en peux tellement plus de devoir courber l’échine devant tout. De devoir m’écraser face à la réalité de la vie qui fait qu’actuellement chacun de mes rêves me demeure inaccessible.
Je sais "qu’avec le temps" les choses iront mieux. Faut du temps pour guérir. Mais en attendant… Je vis dans un trou noir de souffrance qui se mord la queue. Je n’en peux plus, je n’en peux tellement plus…

Ce n’est pas grave, j’en ai conscience. Dans quelques jours, mon blues passera et je serai contente de vivre.

Mais je suis hantée par ces moments de noir. Ils me rattrapent sans cesse et je n’arrive pas à construire ma vie en sachant que si je regarde derrière moi je les trouverai. Toujours. Ils seront toujours là. Pour me suivre, me traquer. Je n’ai même pas besoin de me retourner en fait, même quand je vais de l’avant, je les sens.

Mon Adoubement ne se passe pas comme prévu, en plus. Du coup j’ai peur. Du coup ça brouille tous mes sentiments et ça me donne un mauvais pressentiment pour la suite. Mais peut-être est-il erroné à cause de ladite peur. Quoi qu’il en soit, il est là, et je n’ai pas la force de le repousser aujourd’hui.

Je n’ai juste plus de force du tout. Et ce n’est pas parce que ça va passer que ce n’est rien. Je veux vraiment vous faire comprendre ça. Ce n’est pas normal. Ce n’est pas sain. C’est mauvais. Et je ne sais plus quoi faire pour m’aider.