Effeuille mes rêves

Des efforts vains, toujours pareil

Je me sens comme une merde.

Je bosse comme une dingue, je n’ai que les études dans ma vie, et je ne suis même pas à la hauteur.

Que ce soit au niveau des notes ou des connaissances.

Je n’attends même plus d’aide, même plus rien. J’ai le cœur en mille morceau. Comme si on me l’avait brisé, sauf que là ça n’est pas un mec le coupable c’est mon incompétence maladive.

Je suis dégoûtée d’être moi

"Sois douce avec toi". "Avec de la persévérance tout arrive". "Plus que quelques mois à attendre". "Quand on veut on peut".
Ce sont des CONNERIES tout ça. De grosses énormes gigantissimes conneries.

J’arrête pas de pleurer. Tout ce que j’avais à faire, c’était de me concentrer sur mes études et je suis incapable de garder un niveau décent.

Comment puis-je espérer que ma vie change un jour si je bousille toutes mes chances instantanément comme ça ?

J’arrête pas de pleurer. Vous imaginez pas à quel point ça me fait mal. J’ai l’impression que mon cœur va sortir par ma bouche et se liquéfier, plein de boue, j’ai l’impression que ma tête va exploser et que mes yeux à force de brûler vont tomber.

J’ai l’impression que je vais mourir. Et si je ne suis pas foutue d’être à défaut d’une bonne personne une bonne élève, peut-être que ce serait mieux ainsi.

Mais la vie a décidé visiblement qu’il fallait que je vive pour en baver.

Je sais que c’est puéril d’écrire tout ça alors que certains sont dans des galères plus importantes que mes ridicules petits geignements d’enfant mais…

J’ai trop mal. Vraiment. Pourquoi me battre ? A quoi bon ? Je vais continuer quand même parce que je n’ai pas d’autre choix mais à quoi bon sérieusement ?
Aucun de mes efforts ne paie. J’ai dû être Hitler dans ma dernière vie antérieure, c’est pas possible autrement. Peut-être que je ne m’en sortirai jamais tout compte fait, peut-être qu’il faut des gens comme ça qui sont destinés à être écrasés par les autres et à rester en bas pour que eux puissent briller.

Je me déteste encore plus d’écrire tout ça. Mais écrasée sous la botte de tout le savoir qui ne sera jamais mien, je ne peux plus bouger. Geindre, c’est tout ce que je sais faire.

Mais honnêtement je ne vois pas pourquoi je continue à vouloir faire quelque chose.
Sûrement parce qu’on m’a toujours dit que c’était de ma faute si les choses étaient ainsi. C’est sûrement vrai d’ailleurs. Mais je n’arrive pas à les bouger…