Effeuille mes rêves

Déterminisme, ha !

Me planter ne m’a rien appris. La petite leçon de vie qui revient encore et encore parce que je ne l’ai pas assimilée ? Sa photo est affichée en modèle géant sur le mur devant moi, vers lequel je fonce, sans savoir comment m’arrêter à temps.

L’erreur est sur le point de se reproduire. Comme depuis à peu près six ans.

C’est énorme six ans. À six ans, un enfant est déjà à la moitié de la période dite de "l’enfance" pure (si on dit que 12 = à peu près adolescence ; je ne suis pas psy). L’enfance, l’innocence, l’insouciance, mais aussi le développement psychique de la première phase de construction de l’individu. Super important. Quand une relation dure six ans, on peut éclater de rire quand on passe en se tenant tendrement par la main devant le livre "L’amour dure trois ans". Il y a six ans, c’était l’année mondiale de l’astronomie. Et le 24 août on a classé Pluton parmi les planètes naines. Alors que le 25 juin, le monde perdait Michael Jackson. En six ans on a pu faire plein de films en 3D pas adaptés pour s’en mettre plein les poches.

On s’arrime gracieusement à l’endroit où je voulais en venir. Ne divague pas. Moi qui me supplie de réfléchir utilement : ne puis-je pas trouver une véritable solution pour me sortir de ce cercle vicieux ?

Mercredi et jeudi, je suis en immersion professionnelle. Ce ne serait qu’un moment à passer - ni bon ni mauvais ; ni neutre - s’il n’y avait pas sur place… Une situation embarrassante. Pour moi. Et très peu de soutien moral.

Là, je fais allusion à Cathel. L’amie qui me pollue. Et je n’emploie jamais le mot "ami" à la légère : si je la considère en tant que telle, c’est que l’éjecter de ma vie n’est pas une démarche sincère.

C’est paradoxal, oui je sais. Je te demande simplement, Future-Moi, de me croire sur parole. Je ne veux pas couper les ponts aujourd’hui. Ni demain.
On se voit trop souvent, à cause de l’école, c’est tout. Et moi… Je pète un plomb parce que je me mets moi-même des idées démesurées dans la tête.

Elle n’a pas à payer pour ça. Je ne sous-entends pas que je suis un cadeau tombé du ciel - loin de là - mais je ne veux pas lui faire le coup du rejet brutal et incisif. C’est que j’ai quand même de l’estime pour elle. Et je me dois de respecter ça.

Bref, Cathel n’est pas le problème de ces IP à venir, en réalité. Mais je voulais simplement dire que sa façon d’être et de faire… allaient compliquer les choses.

Le souci, c’est toujours le même.

Enfin, "toujours"... J’exagère.

Je ne le vois pas si souvent que ça. Je l’évite magistralement bien (parce que j’avoue que je suis magistralement bien aidée par l’organisation de cette ultime année). J’ai posé mes disponibilités pour les IP : 1) parce que personne ne voulait bosser le 24 or moi je m’en fichais et 2) parce que j’étais ainsi pratiquement sûre de ne pas y croiser Jareth (en comité restreint EN PLUS).

Sauf que. Hé oui. T’as compris.

Alors attention : mise au point éclair. Déjà, la raison numéro un est la principale - à 98%. C’est à garder en tête. C’est un chiffre très important. Même pour moi qui n’apprécie pas les chiffres plus que ça (sauf quand c’est pour écrire combien on est sur Terre : 7 351 481 646 à 21h25 ; et en fait non, c’est carrément flippant).
Ensuite (raison numéro deux), je parle de Jareth… Mais c’est toujours son symbole qui est perturbant. Je n’arrive pas à m’en défaire psychiquement. Or, le contrôle de mon psychique, actuellement, c’est ma priorité. Donc je ne peux pas laisser passer ça.

Et en plus, si je n’apprends pas ce que je suis censée apprendre, la situation va se répéter. Rien que d’y penser… Ça me saoule.

Voici donc l’ironie de la situation : je serai écartelée entre cette personne qui me connaît et avec qui je peux être moi-même mais qui me fait souffrir, et cette autre personne que j’ai longtemps admiré et rêvé d’approcher pour les mêmes raisons… mais qui au final, je l’ai appris il y a peu, me torturerait tout autant voire plus.

Il est ce symbole-là uniquement. La nouvelle vie encore légèrement hors de ma portée vers laquelle je tends à mes distendre les muscles et à laquelle je m’accroche comme une arapède. Mais je finis toujours par glisser, tomber dans la flotte trop salée, boire la tasse, et me faire des bleus.

Un symbole.

Voire une allégorie ou une métaphore. Un code secret. Un truc du genre ; il est tard et je dois prendre mes cachets alors déjà que je ne trouve pas les mots exacts en temps normal…

Bref. Quand je raconte ici que j’ai croisé Jareth, en réalité, je travaille pour le gouvernement. Je suis bien sûr OBLIGÉE de changer les données. Secret d’État. Donc "éviter Jareth" revient à "se prendre pour James Bond dans les couloirs en choppant des informations secrètes". Ce qui est une activité louable et patriotique.
De même, quand j’adresse trois mots en bafouillant à celui dont le regard brûle le mien (rien de poétique : ça brûle vraiment), je traduis en français -> morse -> extraterroïdien (et russe juste pour le fun) le message du gouvernement aux extraterrestres.

On se raconte mutuellement les meilleures blagues de nos époques respectives pour apprendre à mieux se connaître. Merveilleux.

Ouiiiii. Ma vie est cool à ce point.

Et je ne sais plus ce que je voulais écrire à la base. Ah oui : mercredi et jeudi, ça va être délicat. Mais en fait, toute la vie l’est ; n’est-ce pas ?
Le but n’est pas de serrer les dents pendant les périodes/journées difficiles parce qu’on sait que viendra forcément à un moment un rayon de soleil, mais de mettre du soleil là où on peut comme on peut.

Il est 21h32, si je ne prends pas mes cachets le gouvernement va me virer.

Je finis simplement avec une citation que j’ai trouvé en cherchant un mot dans le livre que je lis actuellement : "Le déterminisme est une notion philosophique selon laquelle chaque événement est déterminé par un principe de causalité". Wikipédia. Le livre explique qu’un tel phénomène est - au sens du héros - chose impossible. Ce que je trouve cool.