Effeuille mes rêves

Du ménage

Deux nuits à dormir avec un portrait de Léonard de Vinci sous l’oreiller : et zéro inspiration miraculeuse.

Ce qui est normal, hein. J’avais déjà essayé ce genre de choses quand j’étais ado'. J’ai compris depuis bien longtemps que ça ne fonctionne pas. Les rêves "demain-je-me-réveille-et-je-sais-tout-et-tout-aura-changé" je veux dire. Il existe PLEIN d’autres phénomènes hyper cools.

D’ailleurs - et je suis fière de l’annoncer sur ce journal - j’ai pris le temps pendant ces presque-deux semaines de vacances pour revoir mes priorités.
Je veux dire : ma vie.
Je veux dire : de manière plus structurée encore que tout ce que j’ai fait jusqu’à présent.

Si la moi d’aujourd’hui (c’est-à-dire la Future-Moi d’il y a six mois) pouvait dire ça à la moi-d’il-y-a-six-mois, elle se ferait proprement jeter.
J’imagine que c’est la raison pour laquelle Future-Moi-de-maintenant ne m’a jamais contactée.

Hum. Si c’est pour dire des bêtises pareilles, ma fille, tu peux t’abstenir.

Dans ma période de folie des blogs littéraires, j’ai un jour trouvé une pépite. Le seul que je continue à lire, d’ailleurs, maintenant que le temps m’a demandé de choisir parmi mes innombrables options de glandouillage. Le voici. J’en ai peut-être même déjà parlé, mais bref. Ce blog a un jour évoqué le Passion Planner.

Moi je me suis directement dit : "C’est en anglais donc vu mon piètre niveau, ça ne m’intéresse pas".

Sauf que. Oui, ça m’a intéressée. Je l’ai trouvé beau, le bougre, et je suis venue régulièrement relire cet article précis. Puis le site. Puis les Google Images de la chose.
J’ai plusieurs carnets et je les adore tous. Et je les utilise tous. Alors effectivement, à première vue, ajouter un agenda mastodonte semblait compliquer les choses avant tout. Mais j’ai craqué. Et j’ai profité des derniers jours de décembre (et de 2015) pour découvrir ce nouveau venu.
Lui assigner une fonction spécifique. Car hors de question que je laisse tomber mes autres carnets. Il y a (pour qui ça intéresse) : mon journal papier pour mes réflexions-sentiments-évènements quotidiens que je ne note pas ici (à quel point Cathel est angoissante de pessimiste, par exemple, ou les drames et désastres d’organisation de la fac), mon mini-moleskine pour rassembler toutes les informations ou idées que je trouve intéressantes/réconfortantes/épaulantes sur la vie en général, mon carnet de rêves et d’hypnose, mon carnet joli dans lequel je notais mes lectures et avis mais je me suis auto-saoulée alors il est maintenant en "attente de détermination de grand dessein de vie", mon carnet où je note tout ce que j’apprends en rapport avec mon métier, et je crois que c’est "tout".

On ajoute maintenant le carnet/planning où je structure toutes ces idées que je récolte.
Où je fixe ces pensées qui tournent en permanence dans ma tête. Qui me rendent légèrement dingue par moments. Qui pullulent frénétiquement.
Le planning où désormais j’utilise ma connaissance de moi-même pour arranger tout ça de manière à évoluer concrètement dans ma vie. Dans la direction que je veux, aussi.

Je fais du ménage. En gros.

Et si cela m’a pris BEAUCOUP de temps, je pense que ça valait le coup. Les choses seront moins brouillons pour moi, désormais. Enfin… J’espère.

Non, ce ne sont pas des résolutions. Et je vais me fâcher tout rouge si quelqu’un même venant du futur pour mon propre bien s’amuse à me dire le contraire.

À la limite, la seule résolution que je prends (bien que ce mot me hérisse le poil) : c’est de toujours avoir avec moi de quoi écrire. Même en allant sous la douche.
Je ne laisserai plus filer la moindre idée.
Elles sont loin d’être toutes bonnes (TRÈS loin) mais j’aime beaucoup cette option. On rajoute donc un carnet de brouillon à tout ce que j’ai décrit. Pour noter tout ce qui me passe par la tête, et avoir un support fixe où ranger ces propos variés (après tri à tête reposée) dans le carnet correspondant. J’écris, je range, je jette le brouillon : et tout est bien à sa place. Merveilleux.

Les exemples donnés par la site me font cependant rire. Mon emploi du temps ne ressemble pas du tout à ça… Et c’est grâce à ça que j’ai compris qu’il y a un problème. (Qui ne vient pas de moi pour une fois !).
On est pas censé avoir cours de 8h à 20h30 non stop ET réviser encore chez soi parce qu’on est étudiant ET avoir une bonne hygiène de vie pour être efficace (dormir suffisamment, bien manger - ce qui implique avoir le temps de faire les courses, etc etc).

Et si on rajoute les médocs de la dépression… Bref, en fin de compte, j’avais besoin de ce planning.

On verra bien ce que j’arrive à en faire.