Effeuille mes rêves

Écume de courage

J’ai eu un vrai moment de détente !

J’ai nagé de toutes mes forces (je précise parce que y’avait de grosses vagues, alors c’était pas toujours facile) en réussissant pendant un bref instant à me contenter de savourer le soleil timide au-dessus de ma tête, l’eau assez chaude mais agréable, la sensation de mes muscles qui me propulsaient dans la mer. Sans penser.

C’était grisant.

Puis je suis allée m’étaler sur ma serviette pour prolonger ce moment privilégié. Je ne le fais pas d’habitude, je rentre directement toute trempée, mais là c’était génial !

Les pensées et les obsessions n’étaient pas loin, je les voyais mais ne les entendais pas.

Ce n’était pas vraiment du bonheur (j’y étais presque, mais presque pourtant !) mais c’était en tout cas de la… tranquillité, c’était si bon.

Comme quoi, faut pas désespérer, j’en suis encore capable…

Le mieux, c’est que je suis allée jusqu’à la bouée imposante tout au fond. Si les bouées avaient un film d’horreur attitré, elle serait en tête d’affiche. Elle flotte vraiment au large (surtout quand y’a des vagues comme ça et qu’on a du mal à progresser, pour revenir j’ai bien galéré) alors du coup je n’ose jamais y aller parce que mon imagination ne m’en laisse tout simplement pas le temps : j’ai des images comme des flashs sur le coup de monstres marins angoissants et j’ai peur d’y aller.

Mais là j’ai dépassé ma peur.

Ça a sûrement l’air très con à lire mais je suis fière de moi.

J’ai gagné une bataille contre mon mental. Y’a aura encore d’autres mais celle-là elle est pour moi, j’ai été plus forte que mes obsessions déformant la réalité.

J’ai pensé à Boulite. Je me suis dit que ce soir je pourrai me coucher avec la pensée fière que j’avais fait quelque chose pour devenir meilleure aujourd’hui, que ça avait été une bonne journée.