Effeuille mes rêves

Elle s'annonce pourrie

La journée s’annonce trop pourrie.

J’ai essayé deux-trois trucs pour l’améliorer, mais en vain. Comme d’habitude : des efforts en vain.

Hier, je n’arrivais pas à travailler. Je me sentais pas dans mon assiette. Alors j’ai décidé de sécher le cours difficile de ce matin.
Sauf que Vaea m’a convaincue de venir… alors contre mon gré, j’ai dit que je viendrai (et une fois que c’est dit, peux pas revenir là-dessus).

Cependant, je sècherai le cours de cette aprèm. Parce que c’est soit l’un soit l’autre aujourd’hui… Et puis il faut que je bosse ce que je n’ai pas fait hier - même si je ne crois plus aux miracles en ce qui concerne mon oral.

Ensuite, on me propose un Mcdo pour remontage de moral que je ne peux pas refuser, tout simplement parce que j’ai un cœur (Cathel a eu un gros coup dur la semaine dernière).

Au final, j’me retrouve forcée à faire tout le contraire de ce que je voulais, pour les filles. C’est pour elles donc ça vaut le coup, mais bon. Je garde ce sentiment confus que tout va aller de travers.

Si seulement je savais comment lutter contre mes sentiments !

Je ne serais pas là à quasiment tout le temps écrire que j’me sens de traviole ou pas bien.
Je serais guérie définitivement de tout ce mal qui me ronge.
J’arrêterais de me plaindre et d’agacer mon monde avec mes pitoyables jérémiades.

Mais bon, vu qu’il n’y a qu’ici où je peux parler de tout ça… Et encore, je me restreins.

Bref. Cette nuit, j’ai fait un rêve trop bizarre.

Très riche en idées chelous et en détails. Mais je ne me souviens que de bribes :

Y’avait une colonie de fées exploitées par une armée de fourmis soldats et de termites. Dans mon rêve, je suivais une fée qui se cachées dans des hautes herbes avec un sapin miniature dont elle se servait pour tisser du fil de fourmi. Y’avait différentes fibres de jenesaisquoi qui mises ensemble constituaient un fil avec des propriétés spéciales qui pouvait aider son peuple à se libérer de l’oppression.

Ensuite, j’étais avec toute la bande de l’année dernière. On était tous habillés en rouge, très chics mais très à l’aise. On parlait comme si on était tous meilleurs potes et on rigolait beaucoup. Je ne sais plus pourquoi, mais j’avais sauvé la soirée en trouvant ces vêtements rouges et en proposant un jeu basé sur le jeu vidéo Portals (mon frère y joue parfois) : j’avais un genre de gros pistolet en plastique et je tirais une première fois sur le sol pour qu’un premier portail s’ouvre, puis une deuxième fois pour en créer un second. Sauter dans le premier portail permettait de ressortir par le second. Et on marchait dans la rue, comme des princes/princesses, avec ce pistolet pour trouver un terrain de jeu satisfaisant. On se rendait à une soirée, en fait, je crois.

C’est pas tout pour cette scène, je me souviens d’un détail encore…

Je me sentais bien dans ma peau et tout. Autour de moi, le monde, tout, était parfait. Mais j’ai regardé mes ongles, et seul mon index droit portait du vernis rouge.
Je me suis dit qu’habillée comme j’étais, du vernis serait la touche finale. La touche parfaite. Je me suis concentrée pour que tous mes ongles se colorent (la magie dans mes rêves c’est aussi courant qu’un ciel bleu dans la vie réelle) mais rien ne s’est passé.
Alors, je me suis dit quelque chose comme : "Comme quoi, même si tout est parfait à l’extérieur, il y aura toujours quelque chose à l’intérieur de moi qui fera que je ne le suis pas entièrement".
Et cette pensée ne m’a pas déprimée. Elle était là comme une évidence. Je… Je ne sais pas trop quoi en penser…

Et y’avait encore un délire avec Peter Pan… Un truc avec le Capitaine Crochet de "Once Upon A Time"... Ah oui ! J’étais avec un ami sur une attraction de Disney dédiée au Capitaine Crochet. On s’asseyait sur des bateaux flottants comme pour l’attraction de Peter Pan, sauf que tous les extraits de films passés, les décors, et tout, étaient des images du Capitaine. Y’avait des images de Disney, des images de "Once Upon A Time"... Voilà.

J’aimerais tellement que les choses s’arrangent comme par magie.

Je sais que ce n’est pas possible. Mais je ne sais plus quoi tenter.

Ma nouvelle thérapie n’est pas prometteuse. Je n’ai pas envie de courir après un objectif qui se fait mirage puis obsession, comme une de mes copines… C’est horrible. Mais c’est contre mon mental que je me bats, en plus, c’est même pas quelque chose de physique, de concret, je ne sais pas, je n’ai jamais entendu parler de gens qui ont changé comme ça juste parce qu’ils l’avaient décidé… Ce n’est peut-être pas faisable.

Mais si je ne change pas, je suis vouée au malheur à vie. Ce n’est pas ça que je veux. Il faut donc que j’y arrive.

Mais comment ?

Tout semble impossible. J’ai absolument tout testé et rien n’a marché. Même pas les trucs de développement personnel.

J’en ai marre de faire tous ces efforts pour rien. De râler tout le temps, aussi. Je me déteste tant.