Effeuille mes rêves

Enfin un changement... mais pas celui que j'attendais

Changement de traitement.

Dans le mauvais sens.

Le nouveau médicament est si gros qu’on dirait une miniature d’avion de chasse.

J’ai même pas envie de tout retranscrire. Je me souviens déjà même plus des mots exacts. "... retombez dans un épisode dépressif...", un truc comme ça.
Regard compatissant à la fin. Parce que j’ai avoué que je m’étais rescarifiée la dernière fois et que j’allais pleurer s’il m’engueulait (j’ai plus aucune fierté). Il m’a dit que j’allais m’en sortir. J’ai avalé ma salive et je n’ai rien dit. "Tu sais quoi, je te crois pas… Pas contre vous, vous êtes un excellent psy et je le pense sincèrement. Mais je suis foutue. Mais c’est pas vous qui êtes en cause".

Il m’a confirmé que la pensée positive et la volonté, quand on est malade, ça change rien. Que les gens peuvent me dire que j’exagère ou que c’est pas une maladie "et faut pas dire ça attends y’a des gens VRAIMENT malade qui préfèreraient avoir ton petit truc à toi", mais que la vérité est ce qu’elle est : c’est une maladie.

"Hey. J’ai mal à l’esprit".

Mais allez, demain ça ira mieux.