Effeuille mes rêves

Expériences

Ah.

J’me sens un peu… larguée.

Je me suis levée à 5h30 pour finir le dernier livre de Stephen King, "Revival". C’est le dernier dernier sorti au fait ? Pas sûre, mais BREF.
Je n’ai pas intentionnellement écourté ma nuit : je me suis simplement réveillée après un cauchemar. Un que je n’avais pas envie de retrouver en me rendormant.

Je ne sais pas si ça se voit ? Il y a un millier d’années d’ironie contenue dans cette phrase précise de cet écrit particulier :
J’ai fini ce livre d’une traite pour échapper à mon cauchemar, hahaha !

Bref. Cela dit, le livre m’a apporté une réponse. Sur laquelle je planche depuis quelques jours, donc c’est intéressant.

Ce tome unique ne m’a pas fait peur. Je suis pourtant une immense trouillarde. Immense. Mais je me souviens avoir commencé à lire avec entrain celui qu’on appelle "le maître de l’horreur" parce que je trouvais tordante l’idée de se mettre à hurler de peur devant un bouquin. Malgré mon amour et mon respect pour eux.
C’était bien longtemps avant de savoir qu’on ne maîtrise pas toujours son imagination. Mais à l’époque, l’image me faisait beaucoup rire.

Et beaucoup de ses livres m’ont glacée, au "maître". Je n’ai jamais hurlé. Mais le comportement humain est tellement bien… psychologiquement perversifié. ÇA, ça m’a marquée. Les processus psychologiques. Les questions qui ouvrent un vide béant, qu’on ne parvient pas à nommer. Ça, ça me fait peur.

On peut agir sur quelqu’un dès lors qu’on sait entrer dans sa tête. Et la personnalité ? L’inné ? L’acquis ? L’environnement ? Quelle part jouent-ils ?
Est-ce qu’on peut se battre même quand on n’a pas eu les "bonnes" bases ?

J’ai mieux compris cette peur littéraire, donc. Même si ce n’est pas au point de hurler et de balancer le livre.
Et puis j’apprends toujours des choses, grâce à ce monsieur. Le seul pour qui je quitte volontairement et allègrement le "monde des Bisounours" (je déteste cette expression mais je n’en trouve pas d’autre).

Je reviens sur la fameuse réponse. Rien à voir avec l’intrigue : c’est à propos de mes lettres à Future-Moi. Pour qui Future-Moi écrira-t-elle ? Son Future-Elle… Elle ne sera jamais sûre qu’il lira ses messages. Et puis c’est pas comme si Future-Elle (qui sera un peu Future-Moi x Future-Moi) allait oublier ce que Future-Moi avait traversé et pensé. Pas aussi sensiblement que par rapport à la Moi actuelle.

TOUT ÇA POUR DIRE : que j’ai décidé que j’écrirai à l’enfant que j’ai été. OU à l’ado' qui malgré ses certitudes et galères ne pouvait pas se douter de ce qu’est vraiment la vie. OU la jeune adulte (moi actuelle) explorant les fins fonds de sa propre réflexion - dans le bon sens ? nul ne peut le dire pour le moment.

OU - accessoirement - l’adulte. L’adulte, qui... ? Et cette incertitude est délicieuse.
(Quoi qu’un peu flippante, j’ai bien dit être une trouillarde.)

OU. Dernières options : ma future réincarnation. Après tout, si c’est ça le grand jeu, ça m’énerverait de perdre mes connaissances/expériences parfois durement acquises/vécues pour tout recommencer à zéro. C’est le jeu, me dira-t-on. C’est vrai. Je ne triche pas : je m’aide. Avec les outils qu’on m’a donné et autorisé.

Ou alors une Moi-D’un-Monde-Parallèle. Pourquoi pas. Je ne me fais pas d’illusions : à long terme, je ne vois pas qui ces écrits pourront intéresser, à part celle qui les a incarnés.

Ce n’est pas tout ce que j’ai "appris", mais le temps file et il faut que je me prépare. Pour la rentrée de demain. Oh soupir, que je n’ai pas envie ! Ce moral chèrement reconstruit. Pas envie qu’on me le vole.
Mais les problèmes amènent à trouver des solutions. Et ainsi à découvrir des connaissances. Dont on fait ce que l’on veut par la suite. Et quand vient la récolte… Bah ! J’en sais rien ! Trop tôt.

Mais ce que je sais : c’est que je ne les laisserai pas faire. Ça suffit maintenant. Ils ont assez pris. Pour rien, surtout. Alors je ne serai probablement pas au mieux de ma forme tout le temps, dans ces six mois à venir, mais je ferai de mon mieux. Pour sauvegarder les graines que j’ai planté.