Effeuille mes rêves

Faut bien faire quelque chose

Tout un week-end à me triturer les méninges et j’ai (enfin) pris une décision.

J’ai besoin d’un exutoire. J’ai besoin de montrer au monde que quelque chose cloche en moi.
J’ai décidé de me RASER LA TÊTE. Immédiatemment après avoir posté cet écrit.

...

Bon, non, ok, je bluffe, c’est pas vrai. C’est pas drôle, je voulais juste écrire une connerie.

Cette absurdité mise à part (je n’ai rien contre celles qui se rasent le crâne, hein, c’est juste que c’est quand on me connaît bien inconcevable, mes cheveux longs étant tout ce que j’ai de féminin, breeeeef calme-toi Aloha nomdidiou !!), j’ai réellement fait un choix.
J’ai pris en compte tous les conseils judicieux que l’on m’a donné (encore une fois : mille et un merci les filles !!), écrits ou parlés, et j’ai mis au point un plan d’action :

    Quand je bosse, je le fais au feeling. Je veux dire par là que j’arrête de me dire "tu travailles 4h d’affilées minimum sinon tu quittes tout et vas vivre sous un pont" ; à la place, je bosse le temps que je peux, puis je fais une VRAIE pause qui dure le temps qu’elle dure, et quand je suis prête à reprendre je reprends. En général je tiens une à deux heures et ensuite j’ai un mal fou à m’y remettre. Bah tant pis. Si je ne peux plus rien faire (comme maintenant), j’arrête. On verra bien où ça me mène. J’y laisserai pas ma santé mentale, et c’est déjà un luxe vu mon état.

    J’accepte l’idée que je sors d’une dépression. Il ne suffit pas de dire "je suis guérie !" (j’repense à ma sophrologue) pour l’être en totalité, y’a des miettes à balayer encore. L’état d’esprit est important et je peux jouer dessus, en effet, mais comme me l’a brillamment dit B., mon cerveau était au ralenti pendant plusieurs mois et il serait dingue de croire que du jour au lendemain il va tourner à plein régime ! Je sais même pas comment j’ai fait pour pas y penser plus tôt.

    Je reporte mon incertitude jusqu’à février, jusqu’aux vacances. Une fois là, selon comment les choses se seront passées, j’envisagerai une réorientation, pas avant. En attendant, je fais de mon mieux et je laisse un peu couler. Je me donne du leste.

    Je garde en tête cette espèce de révélation que j’ai eu hier. Je suis allée à la banque chercher ma nouvelle carte bleue et pendant que je patientais j’ai demandé un signe. Bon. Une fois ma carte en main, la banquière m’a dit de retirer vingt euros pour l’activer ; alors je me suis dirigée vers la machine et c’est ce que j’ai fait. Sauf que ça ne fonctionnait pas. J’ai essayé deux fois en vain avant de retourner voir la banquière pour qu’elle teste à son tour. Je me suis dit qu’il était là, mon signe, que ce que je faisais ne fonctionnait pas et qu’il fallait que j’arrête (les cours). Sauf que la banquière a trouvé le problème : il y avait un peu de colle sur la puce, en grattant un peu ça partait et ma carte était opérationnelle. Quand je suis rentrée et que j’ai raconté ça à mon père (lui demandant ce qu’il pensait du signe, puisque du coup je ne savais plus très bien ce qu’il signifiait), il s’est enthousiasmé en m’expliquant (lui qui n’y croit pas du tout) qu’il fallait considérer les choses dans leur globalité et que le signe c’était qu’en faisant partir la "colle" (c’est-à-dire les réflexions superflues) bah tout roulait ! Donc voilà : dès que je commencerai à partir dans les dissertations péguantes, je penserai à cette image et je… euh, ben je décollerai tout ça.

    J’arrête de demander des signes à gogo. Un conseil que j’ai déjà donné à quelqu’un d’autre, en plus : arrêter, au mois pendant deux mois, de demander des signes ou de poser des questions aux cartes et autres formes de voyance. J’ai saturé les réseaux spirituels avec mes frayeurs, faut du temps pour les purifier.

    Je continue d’écrire ici, très régulièrement. Ça m’aide. Vraiment, ça m’aide !

J’ai conscience que ça va pas se faire tout seul… Là par exemple je sens une grosse vague de culpabilité tenter de me submerger pour avoir cessé de bûcher.
Mais vraiment, j’arriverais pas à me concentrer, ça servirait à rien. J’en ai pas fait beaucoup, c’est vrai, mais comme je l’ai dit, mon cerveau…

Allez, Aloha, calme-toi. Tu vas changer, courage.