Effeuille mes rêves

Foutrement égoïste

Bon bah en fait, hier j’ai regardé Happy Feet 2. L’autre ne marchait pas (mon ordi refuse de lire certains dvd’s, quand ça lui chante, il fait complètement sa loi le mec la machine et ça choque personne !).

Et j’ouvre un nouvel écrit juste pour dire ça.
Ça me paraissait important de le faire.

Parce qu’il m’a réellement changé les idées. J’ai explosé d’un rire franc plusieurs fois, alors que j’étais vraiment pas en humeur.

Et j’écris un article rien que pour ça.

C’est nul, hein ?

Non mais en fait c’est juste pour témoigner : pour dire que oui, DES FOIS, quand on a vraiment besoin de quelque chose (en l’occurrence de se changer les idées) bah on l’a.

Et ça me paraît aberrant d’écrire ça. Parce que c’est pas franchement l’impression que j’ai avec tous les milliers de vœux que je fais et qui ne se réalisent pas (bon je suis vache : sauf quand je les fais pour les autres, mais même si je suis contente pour eux, j’veux dire qu’on m’a toujours dit que je pensais pas assez à moi mais là de toute évidence j’y pense trop puisque j’ai pas droit à un minuscule petit vœu qui tienne la route).

Je suis foutrement égoïste quand même.

Ouais non mais c’est ça, aujourd’hui je suis égoïste.

En fait, non, pas vraiment. Parce que je sais que peut-être Cathel aura besoin de moi pour un truc que je veux pas faire mais je le ferai quand même parce que je peux pas dire non.

Mais quand même.

J’ai envie de penser à moi aujourd’hui.

J’ai envie que le truc dont j’ai parlé plus tôt (que les choses dont on a besoin se produisent) arrive réellement dans ma vie et MAINTENANT parcequej’enpeuxplusd’attendre et que je passe à un niveau supérieur une bonne fois pour toutes !

Ouais parce que ça m’a bien énervée de rater ce p.tain d’examen alors que je passe ma vie à bosser.

Je sais que dans mes vœux du nouvel an, j’ai dit que je tolérais jusqu’à trois examens aux rattrapages, sauf que j’ai oublié de préciser que celui-là il compte pour CINQ !

Alors c’est de la triche !  !  !

Et je l’avais bien bossé. Bon, ok, j’aurais pu faire plus (j’aurais DÛ faire plus) mais j’étais épuisée aussi, au bout du rouleau. Et j’en ai marre d’être au bout du rouleau comme ça, de me ruiner la vie et de mettre toute mon énergie dans mon travail sans que cela ne me rapporte rien.

Je sais que "Poursuivez l’excellence, et le succès vous courra après". Le problème c’est que l’excellence va beaucoup trop vite pour moi !
Et j’peux pas passer ma vie à courir derrière une chimère.

C’est un vrai coup de gueule qui sert à rien ce que j’écris, mais ça me défoule.

J’ai envie de neuf, de quelque chose de frais et de positif, dans ma vie.

Un truc grandiose.

Je sais que je l’aurai jamais parce que c’est le genre de chose que tout le monde veut de toute façon.

Mais j’avais besoin de le gueuler. JE VEUUUUUUUX VIVRE !

Sauf qu’il faut que je bosse. Donc même si j’avais le courage de me lancer dans quelque chose de nouveau, d’affronter mes peurs et mon manque d’initiative, je resterais bloquée avec cette tonne de cours qui m’attend.

Ça m’énerve parce que d’habitude quand je suis comme ça, j’arrive à trouver un rayon de soleil pour me donner la force de poursuivre cette journée.
Mais là, rien du tout.
Je ne vois que ça : je vais aller en cours, ça va me prendre la tête parce que j’ai pas envie, à midi je risque de faire quelque chose dont j’ai vraiment pas envie, cet aprèm re-cours, et ce soir faut bosser l’autre examen. Sûrement pour rien, d’ailleurs.

AAAAAAAAAAARRRRGGGGGGHHHHH !

J’ai juste besoin de vacances, en fait. Sauf que j’ai pas envie d’attendre trois semaines !

C’est MAINTENANT que j’ai besoin que ma vie prenne un nouveau tournant. Mais je suis bloquée ET je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Et puis de toute façon, c’est le lot de chacun et je n’ai rien de spécial pour me permettre de me démarquer.

SOUPIR. Le printemps a des bons et des mauvais côtés.

J’aime l’odeur du printemps. Ça, c’est le bon. Le soleil qui revient sans nous assommer comme en été. Les oiseaux qui chantent et le fait d’avoir des flashs de fleurs plein la tête quand ils le font.

Y’en a d’autres, mais faut que j’aille me préparer là.

J’veux pas parler des mauvais aspects.

J’dois juste me résigner à une nouvelle journée sans éclat ni surprise, je suppose. P’tètre qu’un jour tout ça changera. Mais j’en doute (aaaaaah oui je suis négative mais être positive n’aura aucune influence sur les faits que je ne peux contrôler alors je préfère me préserver d’une nouvelle déception qui me fera trop mal pour être tolérée, VOILÀ !).

Je pense que je peux quand même évoquer UN mauvais côté du printemps. Il me fait péter un câble au moins une fois dans la saison.