Effeuille mes rêves

Grand trou

J’ai failli faire un malaise hier aprèm en plein cours. Ça allait pas du tout, je suis sortie longtemps.

J’ai un peu fait n’importe quoi avec mes nouveaux médocs aussi. Enfin pas du vrai n’importe quoi, mais j’ai pas hésité longtemps avant de doubler la dose parce que ça me faisait rien, quoi.

Conséquence (je pense en tout cas) : j’ai mal au foie.
Mais je n’ai pas le temps d’aller voir quelqu’un pour ça. J’ai encore deux examens (j’en ai déjà parlé) et très peu de temps pour travailler alors que je suis fatiguée. Si fatiguée… Heureusement, je pars trois jours avec une copine vendredi ; on en a besoin toutes les deux. Ça va carrément nous changer les idées. Et on s’entend vraiment bien. Et ça rebooste ma vie sociale inexistante en dehors de ce mini voyage.

J’ai pris un peu de recul par rapport à tout ça et je me suis dit que finalement je serai probablement ainsi toute ma vie. J’aurai toute ma vie des moments de déprime très très très intenses à l’image d’hier ou de ceux que j’ai pu avoir auparavant. C’est comme ça. C’est plus violent que les coups de blues des autres gens en général, et je ne sais pas si c’est normal, mais ça fait partie de moi visiblement. De ma personnalité. Brune, yeux noisette, avec des accès d’angoisse et de terreur démesurés tous les X jours. Autant que je me fasse une raison tout de suite et que je le sache pour la prochaine fois, ça m’aidera peut-être à mieux accepter.

Si on met ça de côté, après tout, je suis plutôt satisfaite de ma vie. Pas entièrement - y’a des trucs qui craignent grave quand même - mais moi ça me va. Il n’y a que deux ou trois points qui me rendent folle et que j’espère voir changer bientôt (mais bon il faudrait un miracle alors je n’y crois plus vraiment).
Enfin je dis ça maintenant… Enfin je sais pas. J’ai de la chance d’avoir un toit une famille et tout en tout cas, de ça je suis sûre et consciente. Même s’il y a un grand trou ailleurs.