Effeuille mes rêves

Guérie !

Je suis guériiiiiie !! !

Champagne paillettes confettis joie merveille.

Hum. En tout cas, ma sophrologue m’a lavé le cerveau pour que je le pense. Elle m’a dit que le truc, c’était de ne pas croire que je ne le suis pas tout en ayant conscience que croire que je le suis ne fait pas tout. Gné. En gros, elle m’a re-tour-né le cerveau !
Je ne sais pas si c’est une nouvelle particulièrement bonne, mais j’avais envie d’écrire là-dessus. La séance d’aujourd’hui m’a laissée perplexe. Cette affirmation me fait à la fois culpabiliser et envie. Y’a une petite voix en moi qui me dit : Non mais attends ma gueuse, si c’était aussi simple ça se saurait, non ? ! T’aurais pas perdu tout ce temps ! Et une autre qui me rappelle que je lis justement en ce moment un livre de développement personnel qui dit que la vérité est toujours simple… Les coïncidences de ce genre ne sont jamais que des coïncidences.
J’ai ENVIE de la croire mais je sens en moi de la résistance. C’est juste HYPER frustrant !
Je dois avouer que par moments, je me disais tout bonnement : "Non mais qu’est-ce que je fous là, en vrai ?". Et d’autres où je me disais que cette femme frôlait le génie. Ce qui m’énerve, c’est que je suis incapable de me souvenir d’autre chose de cette heure...
La sophrologue m’a donné des exercices à pratiquer, de toute façon. Je peux toujours essayer de me persuader, avec la persuasion viendra la croyance, et avec la croyance la certitude. C’est ça qu’il faut viser, elle m’a dit. La certitude. Je n’ai rien à perdre, après tout, je peux toujours essayer. Essayer de trouver la certitude que je suis guérie.
Je crains la rechute, en fait. La rechute en cas de conviction pas assez solide - ça fait toujours plus mal quand on a bien travaillé avant son espoir de s’en sortir un jour. Mais apparemment c’est là où je me trompe : ce n’est pas un jour qu’il faut que je m’en sorte, mais MAINTENANT.

Maintenant que je décide d’aller mieux. Allons donc.

Je suis vraiment frustrée de ne me souvenir que de ça. Il faudrait peut-être que je prenne des notes, la prochaine fois.

En tout cas, pour le moment, je vais bien. Restons ancrée dans le présent, et disons que je suis guérie. Guérie. C’est vrai que je n’y croyais plus, au fond. Cette séance m’aura au moins bousculée, et permis de me secouer un peu.
Je garde un masque blasé, mais à travers mes propos écrits avec de la distance sachez que j’ai vraiment envie qu’elle dise vrai. Que je vais vraiment essayer.

Retour à la vie quotidienne : j’ai couru ce matin. Première fois depuis une semaine, je crois, à cause de la pluie. J’ai fait… même pas la moitié d’un tour ! Mais je ne me suis pas fustigiée pour ça ; j’ai accepté. Je suis fière d’avoir su arrêter de m’auto-flageller.
Je suis allée à la plage, également. Premier bain de l’année ! OH mais je dois faire un voeu !! ! *Gfujikapoukimiasm*. Ça y est.
J’ai pris pas mal de coups de soleil, mais vu que je bronze très rapidement j’ai une jolie couleur maintenant ! Sauf mes jambes, allez savoir pourquoi, mes jambes refusent toujours de se colorier en autre chose que cachet d’aspirine. J’ai même chopé des coups de soleil SOUS les pieds, car j’ai eu la bonne idée de sortir de chez moi pieds nus et de marcher sans tongs sur le bitume, à l’heure où le soleil cogne au maximum. Mais je retiens surtout que j’ai nagé dans une eau gelée ! ! Pas tout le monde a eu ce courage (la fille qui s’envoie des fleurs toute seule...).
Sur mes deux exos de guitare de la semaine, il y en a un que je maîtrise pas trop mal. Je dis pas que c’est parfait, mais c’est acceptable je crois. Le deuxième est par contre franchement difficile.

Demain, je vais à mon cours de chant. J’ai hâte ! Mais je vais prendre du temps pour me reposer aussi, parce qu’aujourd’hui j’ai l’impression d’avoir couru partout ! Entre mes occupations et les tâches ménagères (nettoyer la cage des oiseaux, faire la vaisselle, toussa toussa...).