Effeuille mes rêves

Haine et douleur

Je te déteste de ne pas exister.

Je te déteste, je te hais, tu n’imagines même pas. Tu n’existes pas. Je n’ai que du mépris et la haine la plus violente envers cette illusion creuse que tu es.

Si tu existes, c’est pire encore. Je te vomis de ne pas m’aider.

Je n’ai jamais été guérie de cette p.te de dépression. Je suis toujours en plein dedans et jamais JAMAIS ça ne changera. Je serai toujours pourrie de l’intérieur. Détruire à 21 ans. Je ne vois pas quelle thérapie, quel miracle, je peux tenter de plus. Tout est fini maintenant. Il n’y a plus aucun espoir.

Tu étais mon dernier espoir, Dieu. Je croyais vraiment qu’au fond, même si je reste imparfaite, tu voulais bien m’aider et me donner une chance.

Mais que dalle. Maintenant je suis tellement dégoûtée de la vie, de ton abandon, que je ne crois plus en rien.

Tu n’existes pas. Et tu es un beau connard pour ça.

J’ai envie de me tuer. Je deviens folle de douleur. Je ne peux en parler à personne en plus… tout le monde croit que voyager guérit tous les problèmes. Mais me voilà, de retour de Paris, complètement explosée de souffrance. Les voyages ne résolvent pas les problèmes. Ça ne fait que les reporter. J’ai si mal. Je veux mourir. MOURIR. Je sais même plus ce qui me retient de passer à l’acte. Je m’accroche à mon clavier pour ne pas aller chercher un couteau à la cuisine. Ce que vivra ma famille quand je ne serai plus là… je n’y pense même plus. Je ne suis pas réelle de toute façon. C’est Cathel qui me l’a dit. C’est pour ça que j’avais peur de partir avec elle. Elle dit des trucs qui me rendent folle.

Je veux mourir par pitié par pitié.

Je veux que ça s’arrête pour de bon.

Dieu n’existe pas. La Vie non plus, bien entendu. Quand je parle de l’un, je parle de l’autre, je parle de l’Univers, d’un grand tout, de ce genre de choses.

Rien n’est réel. Tout n’est que souffrance et malheur et p.tain mais ce couteau m’obsède je n’ai plus rien à faire ici rien du tout je ne suis que merde et putréfaction ambulante si je me tue ça ne sera qu’un mauvais moment à passer pour ma famille mais la vie continuera pour eux ensuite et ils ne m’auront plus sur le dos.

Je ne suis qu’une abîme de douleur. Les mots ne décrivent pas ce que je ressens. Douleur et souffrance… c’est trop faible. Immensément trop faible.

Je n’existe pas. Dieu n’existe pas. Je meurs en même temps que mes ex croyances en lui.