Effeuille mes rêves

Heure du lever

J’ai loupé pas mal de cours ces derniers temps.

Je suis épuisée. Même après être restée un peu au lit ce matin (me suis levée à 7h au lieu de 5h...), je suis crevée. J’ai l’impression d’être bourrée, je dois m’y reprendre à deux fois pour taper sur le clavier.

Le truc, c’est que c’est une sale période.
C’est une sale période de toute façon pour tout le monde. C’est comme ça. Mais en plus, mon traitement a changé : on m’a rajouté un anti-anxiolytique (pas du genre abrutissant sinon j’aurais refusé de le prendre) et la dose de l’anti-psychotique a été temporairement augmentée… Je l’avouais pas avant que je prenais un anti-psychotique. Maintenant oui. C’est plus seulement une histoire de dépression. Et je suis fatiguée, mon Dieu, je suis fatiguée de tout ça…

En cours, ça se passe pas très bien. Cependant, ça pourrait être pire, alors je suis reconnaissante de ça au moins. Mais bon, ça pourrait être mieux. Y’a des jours où les gens abusent trop. Ils sont du genre à piquer, à remuer là où ça fait mal "oh mais c’est bon c’est juste pour plaisanter, prends pas tout au premier degré !", et à s’étonner ensuite que je m’énerve. Alors ils sont gentils et ils font pas exprès, certes, mais je suis pas en état de faire ce que je fais toujours : sourire et leur trouver une excuse dans ma tête, leur pardonner tout de suite même si ça fait mal et passer à autre chose.
Je veux juste qu’on me foute la paix à ce niveau.

Et plus embêtant que ça, ce sont les cours. J’ai beaucoup à rattraper, déjà, mais surtout je n’ai pas ouvert un cahier depuis un bail. Je n’ai plus la force. Les journées sont trop lourdes ; je parle des horaires bien entendu mais surtout de la pression qui s’ajoute à elles.

Je n’arrive pas à ouvrir les yeux. Je ne sais pas comment je vais faire pour cet aprèm, sérieux.

Ça fait deux jours que je ne me lève pas à 5h du matin (en fait je ne me lève carrément pas, mais je ne dors pas non plus : hier je me suis réveillée à 3h du matin sans me rendormir) pour faire du vélo elliptique. Même monter sur cette machine, c’est trop m’en demander.
Je me suis quand même forcée ce matin. J’abandonne certainement pas, mais j’ai perdu deux jours quoi.

Mais bon, normalement j’ai fait le plus dur jusqu’aux vacances. Après, ça recommencera, et en pire, mais en attendant ça devrait aller. Y’a quelques examens, dont deux très très durs, mais je n’y pense même pas tellement je suis exténuée. Je retiens juste que je vais pouvoir me lever à 7h au lieu de 5.

Je me pose encore plein de questions existentielles mais je n’ai pas la force de tenir les raisonnements. J’entends juste mon cerveau qui me répète en boucle : "Je suis fatigué, je suis fatigué, je suis fatigué". Mais c’est la vie.

Je n’ai plus la moindre nouvelle de Sonny depuis un mois environ. Soit elle est comme d’habitude trop occupée soit elle s’est renfermée quand mon père lui a dit d’arrêter de me bombarder. Elle me manque. Mais c’était nécessaire je crois. J’espère juste qu’elle ne l’a pas mal pris… enfin, je sais que ça ne lui a pas fait plaisir, c’est normal, mais je veux dire qu’elle ne culpabilise pas ou quoi. Moi à sa place je sais que je ne ferais que ça. Mais bon, je suis pas un exemple, ça c’est clair.

En fait, je devrais peut-être rentrer chez mes parents dès maintenant… Non allez non. Faut que je sois forte. Faut que j’encaisse encore. J’ai envie de pleurer, ça fait des années que j’encaisse tout, j’en peux plus.

J’en suis à un point où ça ne me dérange même plus d’écrire ici pour me plaindre. C’est vous dire !