Effeuille mes rêves

Huit jours après lundi

Même si je stresse pour mon examen de lundi, je vais mieux. Beaucoup mieux même. Pas une de ces explosions de joie qui signaient autrefois un arrêt momentané de la déprime que je connaissais quand je frôlais la bipolarité qui revenait à la charge plus tard, mais il s’agit indubitablement de mieux quand même.
J’ai retrouvé mes graines. Les graines que j’ai planté dans ma vie pour en faire un beau champ coloré et plein de vie. Mercredi soir, je ne les voyais plus, j’étais complètement coupée de toute sensation agréable, et c’est ce qui m’a poussée à bout. Grosse angoisse d’avoir tout perdu pour toujours. Mais là ça revient. Ouf !
De plus, j’ai un nouvel objectif destiné à m’aider à changer les choses, encore. Je sais que c’est dangereux de vouloir changer à un point aussi maladif, que je risque de me reprendre une grande claque dans la gueule, mais faut que je tente le coup. On va voir où ça me mène, cette fois-ci.

Et puis dans 11 jours je suis en vacances, quoi !
Trop bien !
Une fois l’examen passé, je pourrai me laisser couler tranquillement selon le rythme des cours, sans me prendre la tête. C’est pas la peine de forcer comme une malade niveau révisions : je vais y aller doucement jusqu’au vacances, m’accorder quelques jours de désert estudian bien mérités, et puis m’y mettre selon un programme précis. Bien sûr, c’est une manière totalement utopique de voir les choses. J’me doute que ça ne sera pas aussi simple - ça ne l’est jamais - mais en attendant c’est ce qui est prévu.

Bon, pour l’examen, je suis pas super confiante quand même. En plus, y’a eu un bug dans l’organisation du truc et je suis supposée me retrouver au même temps à deux endroits différents à faire deux choses totalement différentes mais obligatoires et importantes.
Et le responsable que j’ai mailé ne m’a pas encore répondu. Alors j’sais pas trop ce qui va se passer. J’vais devoir tenter un petit coup de poker.
Au pire je ne serai que renvoyée, hein. Non mais renvoyée je ne pense pas - je me ferai bien engueuler mais ça sera sûrement tout.

Et puis l’examen en lui-même… Ah bah c’est l’examen du cours difficile numéro un, tiens !
C’est pas difficile en soi-même mais ça reste un oral et moi, les oraux… j’suis vraiment nulle. Le dernier par exemple : je savais tout ce qu’on m’a demandé, je me suis pas trop mal débrouillée dans la démonstration, mais j’ai paniqué comme une folle et ça se voyait que j’étais nerveuse. Je suis même pas arrivée à la même note que l’année dernière (qui était correcte sans être excellente). Bien dégoûtée.
Mais bon. C’est pas grave. J’en ai parlé avec mon grand-père, d’ailleurs, et il m’a aidée à comprendre que les oraux dépendaient de tellement d’autres facteurs que mes connaissances réelles que les notes ne voulaient pas dire grand-chose. Quand même. Petit pincement au coeur quand on constate que malgré tous nos efforts, les gens fichés comme moyens restent moyens et les bons comme très bons. La seule constante qui varie, ce sont ceux qui ne bossent pas énormément : ou bien ils se plantent ou bien ils arrivent à baratiner l’examinateur et choppent une super note. Naaaaan j’suis pas du tout en train de ronchonner. J’espère juste qu’un jour mes efforts paieront et que je passerai dans la cour des bons.

J’ai toujours pas d’idée de cadeaux pour mes grands-parents et mon oncle...
Ça commence à être urgent. Je vais aller faire les cabanes de Noël de la ville mais je ne me fais pas trop d’illusion.

Ah et graaaaande nouvelle : j’ai ENFIN laissé tombé Internet Explorer pour Firefox.