Effeuille mes rêves

Humanité et schémas répétés

On est tous des gens. On est tous humains. Et cette notion tourne dans ma tête. Essaie de me dire quelque chose.

Je ne sais pas ce que je recherche à travers cette idée, mais je sens qu’il y a un truc à comprendre. Un truc spécial. Important.

Ou alors j’ai un nouveau nœud obsessionnel qui est en train de se former.

Même le meilleur des médecins ne connaît pas tout par cœur. N’est-ce pas ? Même après des années et des années d’études, on ne peut pas se souvenir de tout. Mmmh ?
J’ai beau travailler encore et encore, il y a toujours plus à apprendre. J’oublie certaines choses avec le temps. Faites que ce soit normal !  !

Même le plus grand des avocats peut avoir un doute. C’est possible, hein ? ? On ne naît pas en sachant tout et sans jamais faire d’erreur. Alors - c’est la loi - cette logique doit s’appliquer à chaque individu qu’on croise. Qu’on admire, parfois. M. l’Avocat - maître de l’argumentation et des mots - peut perdre ses moyens devant un proche lui aussi.
Bégayer puis se faire museler par le silence quand il tombe amoureux. On ne va pas partir là-dessus : je lance l’alarme anti-niaiserie. Vite ! On lui met plein de marshmallow dans la bouche ! Bon. Si on lui met du marshmallow dans la bouche, à ce monsieur l’Avocat, il ne pourra pas articuler. Même s’il sait très bien le faire dans son métier. Ça fait partie des bases de la performance qu’il doit exécuter.

Mais quelque chose que l’on sait un jour… peut être oublié le lendemain.

Certains acteurs ou chanteurs stressent probablement énormément de ce focus d’attention pointé en permanence sur eux, pas vrai ?

Se contrôler tout le temps. Devoir paraître parfait… quand les autres seuls ont le droit d’apprendre à assumer leurs faux pas. C’est plutôt horrible je trouve.
Je n’ai jamais envié les stars. Mais je me pose BEAUCOUP de questions sur leur mode de vie. Et de penser. Rien d’original dans cette question, par contre. On regarde ces célébrités en pensant qu’ils ont la belle vie… Mais je ne suis pas sûre que ça soit vrai.

À quoi servent les privilèges, dans le fond ? Oui, bien sûr, ils apportent une satisfaction immédiate à un désir exaucé sans trop de remous.

Mais. À. Quoi. Ça. Sert ?

Au fond, c’est la confiance en soi qui fait adhérer les autres - ou pas - au personnage qu’on essaie de vendre.

C’est fou, ça. La confiance en soi fait facilement croire qu’on n’est plus humain. Ou du moins, c’est ce qu’on croit voir chez les autres.

Mais ce solide roc organique auquel tu prêtes ces caractéristiques… ce n’est jamais un personnage humain. Une de ses facettes, tout au plus. Comment fait-on pour voir un humain en entier ?!

Ces personnes qu’on voit si entières… Qui semblent incarner des valeurs ou des qualificatifs… "Untel est gentil". Et donc le jour où il s’énerve contre quelqu’un qui lui marche sur les pieds, à cet instant, pour ce quelqu’un sera-t-il perçu comme gentil (= ce que tout le monde pense de lui !) ?
"Unetelle est drôle". On attendra toujours d’elle qu’elle soit drôle, du coup. Toujours. Elle incarnera l’humour. D’une certaine façon.
Et si jamais elle en a subitement marre et désire un jour plus que tout être prise au sérieux, tout le temps, et renonce à tout trait d’humour, on dira… On dira qu’elle est "chiante" par exemple.

Ça c’est un mot qui ne veut vraiment rien dire. On l’emploie quand quelqu’un ne fait pas ce qu’on attend de lui, surtout. Alors que personne ne nous doit rien, en théorie. Chacun est responsable de soi.

Si une personne ne nous voit pas de la même façon que les autres… C’est que la vérité qu’ils projettent peut être remise en cause.

Est-ce bien ça ? Je sens qu’il y a une importance cruciale dans tout ça… Mais je n’arrive à rien organiser !  !

Noël me perturbe toujours. Il y a eu des chansons… Si belles, écrites exprès pour l’occasion.

Mais POURQUOI ?

Pourquoi tout le monde se coalise pour mettre de la joie et un espoir infini dans cette date ?
Et religieux ou pas ! C’est incroyable. C’est partout. Et il y a quelque chose… presque de barbare, à l’éviter. Comme si ce n’était pas vraiment un choix. Sauf qu’il n’y a aucune cohérence à forcer quelqu’un à être heureux pendant deux jours d’affilés.

C’est une tradition. Mais quelle tradition apporte réellement du bonheur et du bien-être ? Quand Noël s’en va… La nouvelle année commence. Et, d’une certaine manière, l’espoir et la joie qu’il promettait s’estompe un peu. La "vraie vie" se synchronise sur l’an suivant. Et l’espoir passe à autre chose.

MAIS POURQUOI ?

Pourquoi a-t-on fait de Noël un condensé d’espoir (pardon pour le radotage, mais j’entends ce mot dans TOUTES les chansons en ce moment...) ? Pourquoi ce jour ? Pourquoi ces symboles ? Ces mots ? Pourquoi personne ne dit rien ?

Pourquoi est-ce que chaque année, peu importe les évènements, on y revient encore et toujours ?

Pourquoi des repères de ce genre dans l’année ? Humainement parlant, cela nous fait-il évoluer ?

Et pourquoi personne n’explique que si on peut le faire ce jour-là, on peut aussi le faire le reste du temps ? Pourquoi est-ce qu’on perpétue les traditions ? Pour quelle raison ont-elles été mises en place en premier lieu ?

Je vais arrêter de me lever à 4h du matin, hein. Je suis ridicule. Je le sais. C’est comme (toutes) ces pensées sur lesquelles je fixe. Je sais ce que je choisis d’en faire. Mais elles ne partent pas.
L’exemple le plus frappant dans ce journal, c’est Jareth. Non, non, je ne vais pas en parler ! C’était juste pour illustrer mon propos.

D’ailleurs - je n’en parle pas : je précise -, j’ai tout fait pour l’éviter pendant les immersions professionnelles programmées pendant les vacances… Et manque de bol. Il sera là quasiment tout le temps que j’y serai.

Oh et zut pour l’écrit court et zut pour ma dignité à ne plus parler de ce garçon ! Il est humain, Jareth. TRÈS humain, même. Bourré de défauts et de comportements aberrants. Je sais ça. Je l’ai analysé encore et encore. Mais il reste attirant. À cause de sa fichue confiance en lui à toute épreuve, tu crois ? Possible. Ça le transforme en icône. En cet idole sur lequel on projette notre image de l’homme parfait quand on est adolescente. Sans pouvoir s’en empêcher.

Hum. Bon, ok, tout le monde ne fait pas ça. Je l’ai fait. Bref. Mais tout ça pour dire que je savais déjà à l’époque que ça ne marchait pas comme ça, mais que je ne pouvais m’empêcher d’en rêver.

Argh, un livre, il me faut un livre pour me calmer.