Effeuille mes rêves

Humeur pâteuse

Mes derniers écrits sont catastrophiques.

Je ne comptais pas faire une nouvelle entrée mais je me sens quand même un peu obligée de venir dire que oui cette fois encore même si j’avoue que je n’y croyais plus du tout, je me suis relevée au bout du compte.

Pour les jours qui viennent, ça va aller. Ouf.

Ça ne diminue en rien la violence de ce que j’ai ressenti. Mais bon, je l’écris pour le futur, pour quand je me relirai (dans quelques années, quand je serai pleinement guérie, je l’espère même si quand je tape ces mots j’ai le flash d’une futur-moi qui sourit tristement en se disant eh ben non, pas encore hélas qui me hante) : y’a des jours où ça va. C’est ce que je me dois de ne pas oublier.

Y’a des jours où je trinque, c’est sûr, et où c’est l’enfer, et y’a des jours où je continue ma vie.
Ces derniers ne compensent pas les premiers, ils ne m’aident pas à relativiser sur le coup parce que je sens que je suis encore un puzzle non fini, ils sont très neutres et pas heureux, mais sont mille fois meilleurs que les jours de torture.

Je suis vraiment extrêmement pessimiste, ce coup-ci, j’en ai conscience et je vous demande pardon parce que je sais que c’est hyper chiant à lire.

Mais c’est vraiment une drôle d’impression qui ne me quitte pas, cette idée que l’année à venir va être atroce.

Je suis une personne assez intuitive, en général, c’est pour ça que je ne peux pas écarter cette impression inconsciemment.

J’aimerais dire : "Oh mais tout va s’arranger, un jour tout ira bien !" ; sauf qu’après toutes ces déceptions et ces fausses guérisons, je n’y crois plus. J’espère que vous ne m’en voudrez pas.

En plus, mes rêves sont redevenus pâteux. C’est la pleine lune, ce soir, me direz-vous (ou me dirait ma mère), mais je ne sais plus à force quels sont mes réels sentiments et quels sont ceux engendrés par les situations extérieures.

Je vais aller me reposer. C’est idiot, j’ai des tonnes de choses à faire, mais depuis une semaine (la période à laquelle je m’étais dit que je me remettrais au boulot) je ne pense qu’à me reposer. C’est pas comme ça que je vais avancer. Mais bon, c’est pas en étant surmenée que j’y arriverais non plus !

[Suis allée à la mer finalement. Ça a pas transcendé mon existence mais ça m’a faite bouger, ça devrait aller pour le moment.]