Effeuille mes rêves

Hunger Games

Je dévore les livres "Hunger Games" en ce moment.

Ils sont incroyables. C’est un véritable exutoire. L’histoire me prend aux tripes, c’est dément ! Je vis dans cet univers en même temps que les personnages, je peux sentir ce qu’ils ressentent, vivre ce qu’ils vivent… et malgré toute l’horreur de leur situation, ça me fait du bien. La peur omniprésente dans le bouquin se met à pousser une bonne gueulante sur la mienne, et celle-ci s’efface, comme si elle avait trouvé son maître. Le reste, je peux le contrôler. Et pendant que je suis dans cet univers parallèle, plus rien ne peut m’atteindre, me faire du mal.
C’est la magie de la lecture.

Pourtant je n’étais pas trop partante au début. La misère dans laquelle se trouve ces pauvres gens… même si ce n’est qu’une fiction, ça me touche.
Dire que j’aie dû attendre que le premier film sorte, que mon père ait l’impatience de connaître la suite, qu’il insiste sur le fait qu’ils étaient bien, que je me retrouve à revoir le film et que je sois alors par un heureux hasard à court de lecture prenante, pour m’y mettre ! Je suis accro maintenant.

J’adore Katniss.

Mais vraiment. Son personnage est brûlant de vie à travers les pages. Il vit à côté de moi pendant que je suis ses aventures. Gros gros coup de cœur pour elle.
Elle est tout ce que je ne suis pas. Débrouillarde, forte, extrêmement courageuse. Je l’adore. J’ai besoin d’elle.

Je redoute à chaque fois le moment où je referme le livre.

J’ai pas beaucoup travaillé ce soir… ce week-end. Pas beaucoup en terme de temps ; suffisamment en terme d’énergie. J’ai refait tous les cours que je n’avais pas eu le temps de traiter pendant la semaine, j’ai pris un peu d’avance dans deux autres que je vais avoir demain et après-demain.
C’est pas trop mal, dit comme ça. La peur ne me quitte pas, malgré tout. J’ai l’impression de n’avoir rien retenu…

Ma psy m’a pourtant bien rassurée sur mes capacités. Elle est persuadée que je peux le faire, que je peux retrouver confiance en moi et profiter de cette nouvelle année. Moi j’en doute. J’ai envie, bien sûr, mais la terreur d’échouer est plus que prenante.
Elle se dispute mes tripes avec "Hunger Games". Oh, c’est classe ça…

Je n’ai aucune raison d’avoir peur. Je dois accepter de ne pas être parfaite, d’avoir mes faiblesses. Ce journal est censé m’aider dans ce sens : en m’exposant ainsi sur le net, je suis censée apprendre que je ne suis pas la seule à vivre ce que je vis, que les autres sont humains également. Et que si je dois échouer, j’échouerai, mais la vie continuera. C’est ce que je n’arrive pas à me faire rentrer dans la tête. C’est la confirmation que j’aimerais avoir - mais j’ai dit que je ne toucherai plus aux cartes avant décembre.
Rien ne m’empêche cependant de croiser les doigts très très fort.

Vite : retour dans les "Hunger Games" et après un épisode de "Doctor Who" et un épisode de "Once Upon A Time" (la nouvelle saison est trop bieeeeen !!).

Je suis fatiguée d’avoir la trouille.