Effeuille mes rêves

Imagination créative

Disons qu’on remet les compteurs à zéro.

C’est ce que je me suis dit en changeant la date du petit calendrier de cubes en bois qu’on m’a offert l’an dernier. Admettons. Que ça puisse se faire comme ça, en l’annonçant sobrement.

Bien évidemment, que je souhaite une bonne année et du bonheur à tout le monde.
Je me répète, mais c’est toute l’année que j’y pense. Aucun pas n’est fait en avant sans que je songe à ceux qui n’arrivent pas à faire de même, pas de retour en arrière sans que j’aie une pensée pour ceux qui vont encore moins bien que moi.

Mais admettons que les vœux puissent se matérialiser sur Internet, et se transmettre comme il faut !

Après tout, les virus le font bien. Alors il leur faut bien un pôle inversé.

Je me lance dans le petit exercice auquel j’ai pensé il y a quelques jours. Je vais imaginer ce qui pourrait se passer. De bien. Peut-être que dans l’une de mes vies parallèles, dont le grand axe partirait de là, maintenant, cela se passera comme ça. Je serais plus que ravie pour cette Aloha.

Je finis d’écrire mon article. Je retourne à mes occupations, tranquille, le cœur un tout petit peu plus léger.
Quelques jours passent.
Je reprends les cours. Je me sens toujours aussi légère, enfin un peu : si rien n’a concrètement changé dans ma façon de regarder mon petit monde tourner, si les gens non plus n’ont pas un comportement particulièrement différent, j’ai l’impression que les connexions dans mon cerveau sont plus efficaces. C’est tout. Ça circule mieux. Un tout petit peu mieux. C’est tout. C’est cool. Ça ne transcende pas les choses, c’est, un point c’est-tout.

Les jours passent comme à chaque rentrée. Je suis reposée et la vie continue. À l’école, l’hémorragie de mauvaises nouvelles se calme puis se tarit petit à petit. Je cesse de trembler, d’être maladroite. Je fais du bon boulot.

Nous sommes entre février et fin mars. Je travaille mieux et du coup je parviens à me détendre correctement en dehors des cours, à profiter pour faire ce que je veux.
J’écris, plus régulièrement. Je lis pour me régénérer la tête. J’ai rencontré une ou deux personnes vraiment intéressantes, qui me correspondent vraiment, et j’ai noué une amitié sincère et profonde avec elles. J’ai repris plus régulièrement contact avec Vanina aussi, elle me manquait.

Les choses avancent. Je ne vois rien au quotidien mais un beau jour de mars j’ai un flash : je me vois marcher sur le chemin que j’ai toujours désiré.
Tout n’est pas idyllique : il s’agit bel et bien de la vraie vie. De la réalité. Mais, de un, je ne note ici - dans cet écrit - que le positif (histoire de me booster un peu !) et de deux : je parviens à gérer le moins positif. Tout ceci s’est mis en place tout seul, et ce sont des petites surprises apparue spontanément dans ma vie qui me font voir le nouveau tableau.
Des efforts que je faisais déjà, dont j’ai déjà constater les améliorations, mais qui ne s’effondrent plus aussi sèchement qu’un vieux soufflé cramé.

Je peux imaginer des évènements inattendus, crédibles, de ce genre :

  • Tous les symptômes qui me font actuellement ressembler à une morte-vivante régressent. Je sens ma santé revenir doucement.

  • Mes efforts pour mincir se poursuivre et portent leurs fruits de manière plus visible. Je "récupère" mon corps.

  • Je m’intègre mieux sur le site où j’écris, et je parviens à trouver un rythme plus ou moins régulier de publication. Je vois avec plaisir mes vrais amis, auxquels j’ai fait allusion dans l’un des paragraphes précédant. Je n’ai pas une vie sociale de folie parce que j’aime et je tiens à ma solitude, mais j’ai trouvé MON équilibre.

  • Je fais ce qui me plaît. Et ça marche : ma santé physique et mentale me le rend bien. La sensation que les choses tournent rond (même si je le répète : je ne suis pas au pays de Oui-Oui).

  • Je chantonne, sans m’en apercevoir parfois. Je m’aperçois que finalement j’arrive à chanter juste.

  • JE CHANGE DE PSYCHIATRE. Hum. Pardon. Je change de psychiatre. Pour quelqu’un de tout aussi compétent mais de plus présent.

  • Je réussis tous mes examens, mêmes les plus flippants et énormes. Presque en lévitant de facilité.

  • Cette année est une année où la récolte des cerises sera EXCELLENTE. Très prolifique. Un jour, quelqu’un m’a dit que le fait qu’on ait de moins en moins de cerises chaque année était l’un des prémices des signes de la fin de l’humanité. Depuis ce jour, les cerisiers m’obsèdent quand vient la fin du printemps.

  • Je redécouvre et apprécie tout à coup ce que je catégorise comme "légumes flous" : les brocolis, les choux, les épinards… tout ce que - même avec beaucoup de volonté - je n’ai jamais réussi à avaler sans avoir envie de vomir.Ça me l’a fait pour les pommes et les tomates, donc tout est possible.

  • Je me découvre des pouvoirs magiques trop géniaux. (Ok, j’ai le droit de rêver).

  • Vraiment plein plein plein de cerises, hein. Avec les journaux télévisés qui insistent bien sur le fait que c’est un vrai miracle et tout et tout. Oui oui, j’y tiens.

  • J’aide quelqu’un à tourner un film ! Mais un film sympa hein avec une vraie idée, et une utilisation intelligente des ressources disponibles (même si elles seront pauvres vu que je ne suis pas la fille de Spielberg). Et jamais je ne foutrais le moindre atome de mon nez devant la caméra.

Bon voilà je voulais en mettre pile quinze mais je n’ai plus d’idées et puis de toute façon ça sert à rien de trop forcer. Et puis douze c’est très bien.