Effeuille mes rêves

Immersion professionnelle dans 0... 1... 2... quarts-d'heure

Il est temps de grandir.

C’est bien beau de parler de devenir une adulte. D’en rire en se faisant des grimaces dans le miroir. Mais il faut à un moment passer à l’action.
Et ce même si aucun retour arrière n’est par la suite possible.

Ma mère m’a confiée que ses ressources financières s’amenuisent. Mon frère faisant également des études plutôt longues, ses calculs sont précis. Ils ne se révèlent pas catastrophiques au point de devoir tout abandonner d’un coup, mais ils restent un peu alarmant.
Cela souligne une fois de plus l’évidence de la nécessité pour moi de quitter cette vie. Être étudiante, oui c’était c’est tranquille. Oui ça laisse énormément de libertés et d’alternatives. Mais on va de l’avant.

Et puis qu’est-ce que je ferais si je revenais à l’époque où j’étais au collège ? Je me prendrais moins la tête, d’accord, mais je deviendrais folle de devoir revenir à la case départ. Même en ayant les connaissances. Me replonger dans les cours de maths… Quelle horreur.
Recommencer, oui… C’est attrayant. Mais…

Mais la question ne se pose pas, puisque c’est IMPOSSIBLE ! Voilà précisément le genre de choses sur lesquelles je dois me discipliner !

Je suis venue écrire ici au sujet de ma propre gestion de mes finances. Je me débrouille pour dépenser peu en nourriture pour mettre tout le reste dans des livres… Mais ce rythme est complètement insensé.
Bon, je dis "tout" le reste, mais c’est exagéré. Mais il est vrai que j’ai rapidement les yeux plus gros que le ventre. Ça ne peut plus durer. Trouver un travail sera difficile, par les temps qui courent, et même dans ma branche qui est très spécifique. Tout le monde me l’a répété en chœur depuis que j’ai mis les pieds dans cette école (qui tient parfois plus de l’univers parallèle ou de la secte).

Là, par exemple, je viens de finir un livre qui m’avait enthousiasmée au possible quand je me suis décidée à l’acheter… pour finalement m’agacer au possible.
Pourquoi les livres destinés au public adolescent doivent toujours être tartinés de romance - non seulement ennuyeuse - mais insipide et mièvre par-dessus le marché ? ! C’est dingue ça. Je lis de tout ; si l’on se focalise sur les tranches d’âge visées (bien sûr : énormément plus de critère pour qualifier un livre, on est tous d’accord, mais simplifions) : j’aime les livres jeunesses pour le côté loufoque sans limite dans l’imagination et prenant à fond le parti de l’aventure ; le Young Adult pour les idées qui commencent à se complexifier, gardent une certaine ingénuité et sont parfois de superbes surprises oscillant entre la crédibilité (très relative, on est d’accord, mais quand même) et les effets spéciaux tapageurs ; ainsi que… tous les autres, bien sûr, pour des milliers d’autres raisons.

Mais en l’occurrence : voilà. Quitte à écrire un livre, à aller jusqu’au bout du truc, autant exploiter l’univers, non ?  !

Bon ça ne sert à rien de râler toute seule, encore moins ici où j’ai toujours peur d’incarner un remake du "Diner de Cons" (ai détesté ce film en plus).
Tout ça pour dire que même si je fais extrêmement attention au choix des livres que j’achète, il va me falloir être encore plus sélective car j’ai besoin de mettre de l’argent de côté. J’aurais dû commencer il y a longtemps, d’ailleurs, je m’en veux. Bon, je l’ai fait, hein, je n’ai pas TOUT dépensé ; je ne suis pas complètement inconsciente. Mais je m’aperçois de ma chance. Je l’ai toujours vue. Et je lui rends grâce.

Il est cependant temps de grandir.

Je ne peux plus arrêter d’acheter des vêtements pendant deux ans juste pour pouvoir faire ce que je veux de mes ressources. Faut ressembler à une professionnelle, faut être une professionnelle. La liberté complète… existe, mais n’est pas forcément telle que l’on s’imagine.

Grrrrrr, mais ce livre m’a tellement déplu que je n’ai rien réussi à visualiser du tout ! Même pas pu m’entraîner ! Autrement dit j’ai perdu mon temps. Et une personne responsable ne fait pas ça. Je crois ?