Effeuille mes rêves

Inspire, expire

Je viens ici parce que j’ai décidé d’être forte et d’arrêter une bonne fois pour toutes les tirages de cartes divinatoires.

Oui sauf que du coup je n’ai rien à quoi me raccrocher pour ne pas flipper. Aïe aïe aïe.

Donc je viens écrire. C’est plus sain que de se faire des plans sur la comète pour des choses, bonnes ou mauvaises, qui n’arrivent pas ou qui arrivent mais font stresser etc etc. J’ai toujours eu conscience que je me tirais les cartes pour me rassurer, mais ce petit rituel tout idiot a pris beaucoup trop d’importance.

Bref. Dans une heure je serai au stage. Celui avec Jareth. J’essaie de trouver des moyens de me relaxer, de rester stoïque, et tout et tout mais c’est vraiment pas facile.
Déjà, je sais que je vais me ridiculiser au moins une fois. Je suis incapable de ne pas me ridiculiser devant ce gars de toute manière. Autant l’accepter de suite.

Ce matin en me levant j’étais cool, j’avais presque hâte de dépasser ce "défi" et puis là la peur commence à monter.

La psychiatre m’a laissé du Xanax (même si j’ai réussi à me sevrer toute seule) et j’hésite à en prendre… Ce serait con de replonger là-dedans juste à cause d’un mec qui ne sait pas que j’existe et pour qui j’ai eu le béguin pendant cinq ans, petite hypocrite, n’écris pas au passé !

Donc voilà je suis sur JI et j’attends un miracle. J’attends. J’écris. Je respire à fond pour expulser la peur. Je respire et je retape des mots, n’importe lesquels du moment que j’entends le clapotis du clavier et que je vois les mots se former sur le fond blanc de la case de traitement de texte.

J’en ai fini avec le superstition, aussi, alors quel que soit mon avenir, rien de ce que je pourrais écrire maintenant ne le modifiera. Si j’espère que ça se passera bien, ça peut bien se passer. Y’a pas de malédiction du je-l’écris-alors-ça-n’arrive-pas. Y’a pas.

Je suis adulte et responsable, je vais aller là-bas et faire mon taf, voilà tout. Si vous saviez, lecteurs, si tu savais, Journal, comme ça m’énerve de penser à Jareth de cette manière depuis tout ce temps !! !

C’est vrai quoi, ma psychiatre m’a expliqué que c’est normal étant donné les circonstances… mais moi ça me saoule. Je ne suis pas amoureuse mais je me comporte comme une groupie. Lamentable.

Breffffff, ne t’énerve pas, respire, calme-toi, respire, quelle heure il est ? Je ne vais pas tarder à y aller. Mais allez ça va être bien, et est-ce que je prends ce Xanax finalement ? Non. Non, je vais y aller la tête haute, fermer ma bouche pendant quelques heures, et attendre que ça passe.

Y’a aucune raison que ça se passe mal. Et y’a aucune raison que ça se passe mal juste parce que je suis venu l’écrire ici. Adulte. Responsable.