Effeuille mes rêves

J'ai du mal à réaliser

Et voilà.

Et voilà, et voilà, et voilà. Je suis libre.

JE SUIS LIBRE !

PLUS JAMAIS je ne mettrai les pieds dans cette école. Jamais. Bon, sauf le jour de la soutenance du mémoire ; mais c’est l’exception qui confirme ce qui va devenir un principe de vie : plus jamais ça.

J’ai encore des choses à faire, notamment le déménagement et l’état des lieux. J’ai l’impression d’être vidée de toute énergie… Heureusement que j’ai noté jusqu’à présent mes rêves et projets. Je suis par moments trop fatiguée pour réussir à les visualiser ! Ne serait-ce qu’à me rappeler de leur contenu ou de la passion que j’y ai insufflé.
La psychiatre a dit que ce serait normal donc pas de panique. Mais je suis en vacances, et je compte bien en profiter. Tout comme je vais profiter de ma vie. Car c’est de cela dont il s’agit, maintenant :

Comment est-ce que je veux vais construire ma vie ?

Quelle histoire sera la mienne ?

Mais pas tout en même temps.
Un pas à la fois. J’ai six ans de sacrifices à trier et à organiser avant de concrètement faire quoi que ce soit.

Revenons sur l’écrit que je m’étais laissée à l’avance. J’avais tort : la culpabilité n’est pas présente. La peur, oui, en revanche.
J’avoue que hier, en sortant pour la toute dernière fois, j’ai eu de la peine pour ceux qui restaient. Les profs, qui eux n’ont pas de date finale pour officialiser la fin de leur calvaire. Les autres élèves qui font devoir vivre tout cela, tout aussi intensément mais pendant plus longtemps encore. J’ai mal pour eux.
C’est cruel mais pourtant : je ne dois pas m’appesantir là-dessus. Je ne peux rien faire. On entre et reste techniquement dans cette école volontairement.

Donc oui c’est vrai ; un peu de culpabilité. Et la peur que la direction débarque chez moi, me dise qu’il y a une erreur dans mon dossier, et que je dois tout recommencer de zéro.
Ils m’ont cependant tellement poussée à bout dans la violence de ma haine envers eux que je sais que je réussirai à dissiper rapidement ces résidus d’états d’âme viciés.

"26 jours, ça peut couler tout seul". "Ce n’est pas mon instinct qui me dit que il va se passer quelque chose, c’est ma tête. La logique prédit que ça va aller". Haha, tu PARLES ! Mais c’est terminé, maintenant. C’est réellement terminé.

Je ne crois pas être capable d’écrire plus à ce sujet ; pour le moment.

Quant à entamer un nouveau journal… c’est toujours prévu, mais la question de la date reste épineuse.
J’avais dit aujourd’hui, normalement, mais… Je n’arrive pas à finaliser les détails (comme le nom du journal par exemple, j’aime beaucoup l’actuel).

Bref. Je peux désormais dire ce que j’ai osé faire il y a deux jours. Je préfère prévenir : ça concerne Jareth (donc c’est énervant) ; et quoi que l’on puisse imaginer que ce soit c’est forcément au moins mille fois MOINS courageux.
En fait, ce n’est pas grand-chose.
Je me suis arrangée pour aller travailler avec lui, tout simplement. Ça a duré moins d’une heure. Je l’ai surveillé et suivi pour ça… J’étais également déterminée à entretenir la conversation après. Bon, ça n’a pas tenu bien longtemps (et puis je devais trouver un moyen discret de me tenir la tête car elle tremblait tellement qu’on aurait dit que je faisais une crise d’épilepsie). Mais c’est le simple fait d’avoir osé le faire qui me contente.

Avant ça…

Non. Je ne peux pas l’écrire ici. C’est un détail qui ne change rien mais c’est trop flagrant si quelqu’un de mon entourage large tombe dessus. Je vais le cacher quelque part dans mon journal. Aucune des personnes que je connais ne se tapera la recherche juste parce qu’elle a un doute sur mon identité. Enfin, j’espère.
Bon, ok, c’est bidon comme plan ; mais ça me rassure ça a au moins cet avantage-là.

Faut laisser un indice sur le moment où je l’ai enfoui, maintenant :

    Il se situe quatre ans pile avant… un écrit important dans ma vie, présent ici depuis moins d’un an.

    Cet écrit n’est pas important du point de vue évènementiel mais du point de vue psychologique. Il inaugure pratiquement l’un de mes tics préférés.

    Je n’avais initialement rien écrit le jour correspondant à la date à laquelle je l’ai publié.

    Dernier indice (mais attention, y’a un piège) : En ce moment, je lis "Madame Bovary".

Voilà, c’est déjà beaucoup.