Effeuille mes rêves

J'suis rien qu'une serveuse automate

    J’ai pas envie de faire comme tout le monde, mais faut bien que je paye mon loyer.

Y’a une citation que j’adore et qui résume un peu tout ce à quoi je pense en ce moment. Ah oui je l’ai retrouvée : «Ce n’est pas le vent qui décide de ta destination, c’est l’orientation que tu donnes à ta voile. Le vent est le même pour tous» – Jim Rohn.

    Qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? Moi j’ai envie de rien… J’ai juste envie d’être bien.

C’est très cliché de citer des bouts de chanson comme ça, pardon. Les clichés et les niaiseries, ça m’irrite pourtant. GRAVE. Je supporte très difficilement ça ; et pourtant. Ça m’arrive un peu trop souvent de craquer.

Je m’en veux un peu d’avoir autant pété un câble dans mes derniers écrits. Je ne suis plus du tout dans cette optique, j’hésite du coup à supprimer mes écrits. Ça m’énerve d’être aussi… stupide. De savoir que ce n’est pas comme ça qu’il faut réagir, ou que ce n’est pas ça que je veux faire/dire… mais de le faire quand même.

Je ne supporte pas de ne pas être parfaite, en réalité. J’essaie de donner tout ce qui est bon en moi et d’écraser tout le mauvais. Et je panique quand le mauvais ressort. Parce que j’ai peur qu’il finisse par me définir.

J’ai pas du tout le moral aujourd’hui. Et j’ai honte parce que la raison… est purement égoïste.

Je suis depuis un certain temps le blog d’une fille qui est un peu comme moi. Enfin que je trouve un peu comme moi. Et puis elle écrit bien, j’aime bien la lire. Et elle semblait avoir les mêmes problèmes que moi. Alors j’avais de la compassion pour elle. Beaucoup.
Et puis ses problèmes se sont résolus. Tous ses problèmes, d’un coup, comme ça. Elle a tout pour elle aujourd’hui, elle est parfaitement heureuse et FORCÉMENT je suis contente pour elle ! Mais… enfin comme d’habitude, je vois que ce sont "les problèmes" des autres qui s’arrangent (enfin je parle des problèmes qui correspondent aux miens au mien).

Han p.tin là aussi je m’en veux de penser ça !! ! Et puis y’a Dark Moi derrière qui m’engueule parce que je geins j’ai HORREUUUUUUR de geindre !! ! Mais comment tu veux que je dise les choses autrement, meuf ? (Oui j’ai pas encore trouvé mes repères pour parler directement à Dark Moi).

Quand je dis "problèmes", je parle en fait d’un problème en particulier. Dont je me suis promis de ne plus parler ici, ou du moins d’éviter quand je peux. Je peux éviter là. C’est juste un petit coup de blues - qui revient très souvent, certes, mais que je connais par cœur. Je sais gérer.

C’est juste que je me demande comment je vais faire pour gérer encore dans un an. Quatre ans. Dix ans… À la longue, je vais exploser. Je mini-explose un peu tous les jours en constatant ce vide, ce problème qui reste toujours là.

Comme une idiote j’ai voulu me tirer les cartes. Ça a empiré les choses, comme d’habitude.

Dark Moi, fous-moi la paix ! Je ne me plains pas. Je ne parle plus à personne de mon entourage de ça, et ÇA c’est un gros pas en avant figure-toi !! !

    J’AI PAS DEMANDÉ À VENIR AU MONDE.

Alors tu te calmes, Dark Moi. Tu me laisses me lâcher ici.

Un des trucs qui me bloque aussi pour "tout" écrire ici, c’est quand je me projette dans l’avenir. J’essaie d’imaginer le vide qui s’est rempli, le problème réglé, mais quand j’y pense… je ne vois plus les difficultés du présent. C’est une nouvelle Aloha. Une Aloha parfaite, qui n’a jamais perdu son temps à penser à Jareth, qui était malade oui mais qui a super bien géré…

Rien de tout ce qui est réel maintenant.

Je veux tellement oublier mon passé (et du coup mon présent, vu que je me projette dans le futur). Je veux tellement arranger les choses…

Mais le temps est élastique. Il s’étire et tous les soirs c’est le bilan : il me claque à la figure.

Au secours, Light Moi. Je pars dans des délires métaphoriques, faut arrêter ça DE SUITE. T’as quelque chose à dire ?

"Euuuuuuuh vite une astuce euuuuuuuuuuuuuh t’es assise sur une chaise roulante alors tourne très très vite jusqu’à ce que ça passe ! Et après va lire".

Ah le con. Ça marche.