Effeuille mes rêves

J'veux changer

Il n’y a pas que dans ma vie, dans ma tête, que je dois faire du ménage. Ma personnalité nécessite elle aussi de prendre un virage radical.

Je ne veux plus être chiante. La conversation a dévié sur ça pendant le repas, j’ai réalisé que parfois je devenais comme Paula, comme tout ce que j’ai juré de ne jamais devenir. Ça fait mal. Dans ces moments-là, j’ai toujours pensé que je "jouais à faire la chiante", que je blaguais et que les gens s’en apercevaient, mais visiblement il y a eu un temps où la farce a dérapé et où je me suis perdue dans mon canular.
Ce qui me perturbe de manière assez approfondie surtout c’est que plus j’avance et plus je découvre des choses qui émergent de moi. En théorie, c’est bien, ça veut dire que je progresse, mais en réalité ce sont d’autant plus de choses que je voudrais changer, d’autant plus d’abnégation, d’autant plus de travail. Jusqu’à quand je vais devoir faire cela, hum ? Quand est-ce que je vais arrêter de me restaurer une induvidualité et de bricoler des méthodes, des exercices de développement personnel, des objectifs divers, pour enfin être quelqu’un de bien ?

J’envie les grands connards, parfois, je vous l’avoue.
Les gens odieux, sans scrupules, qui ne se soucient jamais de savoir s’ils sont de bonnes personnes ou quelle est la portée de leurs actions. Ceux qui ne se prennent pas la tête avec la morale.

C’est épuisant de vouloir toujours être parfaite, même en pensées. Même mes défauts je voudrais les contrôler ! Parce que je sais qu’il faut en avoir pour être humain, mais je ne peux m’empêcher de tenter de maîtriser ça aussi. Je ne comprends pas comment certain(e)s font pour m’apprécier. Comprends pas.

Je sais que j’ai dit que les coups de baguettes magiques n’existaient pas, pas plus que les grandes révélations. Mais… J’aimerais que les choses n’aient pas à être si compliquées. Elles sont peut-être simples pour ceux qui me regardent, ceux qui me lisent, ceux qui partagent mon quotidien, mais je ne parviens pas à voir cette simplicité bénie. Je n’arrive pas à me contenter de ce que j’ai.

Un miracle. On devrait tous avoir droit à un miracle - au moins au miracle nommé bonheur. Qu’est-ce qui cloche chez moi pour que je ne puisse pas le contracter ?
La solution est sûrement simple. Mais-je-ne-la-vois-pas ! Et pourtant Dieu sait que j’essaie de toutes mes forces !