Effeuille mes rêves

Jeter l'ancre

Wow j’me sens pas bien du tout !  !  !

Je sais pas du tout ce qui se passe. Ça tangue, j’ai les pensées qui tanguent. Je suis extrêmement nauséeuse.

Comme d’habitude, c’est une succession de pensées dérangeantes qui a fait venir la crise.

Mais ça va aller, ça va aller. Je v… je sais pas trop encore ce que je vais faire, mais je ne vais pas rester dans cet état.

Je suis juste terrifiée. Je ne peux pas parler de ce que j’ai dans la tête. C’est comme une balle qui est coincée trop profondément dans une blessure. Enfin j’en sais rien, j’ai jamais tiré sur personne, mais ce que je sais c’est que c’est sale, ça me fait mal, j’ai envie de vomir, et tout ça juste à cause de pensées sadiques qui n’ont rien à faire là. Qui n’ont rien à voir avec moi. Mais pourtant elles sont là… pourquoi ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Où est la cause de cet effet précis ? Beaucoup trop précis, incisif.

Mais ça va passer, ça va passer. Je vais trouver un truc pour me déloger la balle perverse logée dans ma tête. Je n’ai pas peur d’elle. Non. Je sais que je suis plus forte.
Même plus forte que ma peur. Ça me rappelle un truc… un texte que j’avais caché dans mon sac de cours, pour m’aider dans les moments difficiles :

    Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale. J’affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien. Rien que moi.

Ça vient de Dune, par Frank Herbert. Je l’ai en plus ce livre, il faudrait que je le lise. C’était un cadeau.

Raconter des trucs, ça me soulage. Ça perce un trou dans les pensées qui s’affolent de la noirceur qui s’est incrustée parmi elles et qui les fait partir dans tous les sens, comme des oiseaux apeurés. J’vais raconter un truc.

Je pars dans tous les sens. J’ai besoin d’une ancre. JE SAIS ! Je me suis acheté des faux tatouages il y a quelques jours… dont un qui représente une ancre. J’vais me le tatouer sur le poignet gauche. Ça représentera un tournant dans ma vie. Ouais ! Je le grave sur ma peau : ce genre de crises maintenant c’est t-e-r-m-i-n-é !
Et à chaque fois que je me sentirai mal, l’ancre tatouée se révèlera à moi et m’aidera à vider le trop-plein de pensées envahissantes.

Même si elle est partie au lavage depuis longtemps. Parce que faut pas déconner, un vrai tatouage ça pique !

J’vais finir sur cette citation qui me parle, je ne sais pas pourquoi (proverbe turc) : Pour l’amour d’une rose, le jardinier est le serviteur de mille épines. C’est beau.