Effeuille mes rêves

Juste un câlin

J’ai vraiment envie de quitter le site, mais quelque chose me retient.

J’ai envie de tourner la page, en fait. Je bous d’impatience, littéralement ! C’est un sentiment très très fort, une volonté fébrile de voir tout autour de moi se transformer, tout à l’intérieur de moi aussi, de passer définitivement à autre chose.

La peur de stagner depuis et pour toujours.

Mais en même temps, je reste parce que je veux une fin heureuse à ce journal. Ou même pas forcément une fin : je veux du bonheur dans ce journal.
Des éclats de joie, y’en a parfois. Mais du vrai bonheur, jamais. Je ne sais plus ce que c’est depuis que j’ai quitté l’enfance. C’est rien de dramatique, mais bon, ça me chagrine de le constater.

Je le répète depuis plusieurs écrits, maintenant, que je songe à m’en aller. Je sais c’est saoûlant - mais bon, avec moi, les répétitions…
En réalité, j’ai honte de ce que j’écris. J’ai honte de me retrouver face à mes nombreuses lacunes (intellectuelles et sentimentales), face à mes échecs divers et variés (ceux qui concernent ma thérapie, entre autre), face à la vacuité de ce que je retranscris ici.

Mais en même temps… je ne perds pas l’espoir que JI redevienne une grande communauté comme avant. Je ne sais pas pourquoi j’ai perdu ce sentiment d’être à l’abri ici, c’est idiot, peut-être que rien a changé sauf moi en fin de compte ?

En tout cas, je ne supporte plus ce que j’écris. Mais en même temps, j’ai toujours besoin d’écrire. Même si je ne ressens plus mes mots. J’ai besoin de montrer que j’existe.

Peut-être parce que le trop-plein ras-le-bol d’examens fait sa crise existentielle maintenant.

Quelqu’un (que je remercie ici puisque je ne suis pas arrivée à le faire avec ma messagerie) m’a envoyé un mot d’encouragement. Ce qui m’a empêché de tout effacer et de me forcer à ne plus revenir. Ce qui a peut-être reporté le problème, seulement.

Mon père m’a téléphoné hier pour me dire qu’il passerait me voir aujourd’hui. J’ai été très surprise mais je suis contente qu’il vienne ; j’ai besoin d’un gros câlin. Ouais, c’est ça en fait.