Effeuille mes rêves

L'art de se faire emmerder

VRAIMENT UNE JOURNÉE DE MERDE AUJOURD’HUI.

Tiens, j’ai même décidé de mettre une petite image pour illustrer CETTE CATASTROPHE.

Voilà !!!! Sanglant.

Bref. (Pour les droits d’auteurs, ça vient de ce site).

Mon écrit s’est effacé à cause d’une fausse manip' stupide. Mais bon au moins ça va me permettre de me concentrer sur l’info principale : ma fac a encore fait un coup de p… prostipute.
Je n’en sais pas beaucoup pour le moment. Je suis en attente de plus de renseignements (officieux par ce que mes amis de l’école pourront me dire, et officiels d’ici la semaine prochaine). Mais l’information de base qui a été lâchée et qui est sûre… Elle me démolit.

Tout ce sur quoi je base ma tranquillité et ma stabilité à la rentrée est compromis. J’ai envie de hurler. Mais pas un petit cri "je suis pas contente !", NON, un hurlement de banshee, qui vient de vraiment loin et qui fait tellement peur et tellement inhumain que les gens en auraient les cheveux qui deviendraient instantanément blancs. Puis prendraient feu.

J’ai mis quatre putains d’années à me construire des repaires là-bas, à m’arranger avec le PEU que j’avais à disposition pour me fabriquer quelque chose dans lequel je puisse avancer sans devenir FOLLE avec toutes ces voix, toutes ces émotions, qui me déchiquètent la raison jour après jour, chaque minute… Oh et puis ça sert à rien de disserter là-dessus.

J’AI BESOIN DE VOIR MON PSYCHIATRE MAINTENANT. Mais bien sûr il n’est pas là. Je crois que je vais devenir folle… OH NON. Je le suis déjà, j’ai déjà largement dépasser les limites de ce côté-là !
Alors je crois que je vais devenir une criminelle. ET QU’ENSUITE je plaiderai la folie.

Mon père est cool. Je lui ai un peu parlé au téléphone et il a tempéré les choses…
Mais il LEUR fait confiance aussi. Moi plus maintenant. Enfin… Je sais pas. Je ne sais plus. Pourquoi est-ce que je dois toujours péter un câble alors que tout va bien ?

Non non mais non je ne me plains pas. Je ne peux pas dire ce qu’il se passe exactement. Mais franchement, c’est un gros coup dur.
C’est un gros coup dur à la base pour tout le monde (je n’ai pas le monopole de l’art de se faire emmerder), mais j’ai des raisons supplémentaires pour angoisser. Dans une certaine mesure, selon comment évolue la situation, ça peut remettre en jeu toute ma scolarité UNIQUEMENT parce que je ne saurais plus gérer mes crises d’angoisse dans ce contexte.

C’est vraiment pourri. Peut-être que la fac n’a pas le choix, mais c’est POURRISSISSIME (j’aime bien ce mot).

Ah et faut que je le dise… j’ai pété un câble aussi tout à l’heure.
Je venais d’apprendre la nouvelle. Je suis entrée dans un grand magasin mais ai été tout à coup choquée par le monde qu’il y avait (je croyais vraiment que mon frère et moi on serait seuls). Alors j’ai commencé à dire (assez fort) : "AHHHH ! Mais y’a du MONDE ! Pourquoi y’a tous ces gens… ?".

Et ensuite, je ne sais pas ce qui s’est passé, c’est sorti tout seul (et j’ai honte). Au bord de l’hystérie, j’ai crié : "AAAAAH mais y’a trop de… GENS sur cette planète ! Y’a trop de gens et surtout y’a trop de PROBLÈMES !!!!!!!!!".

*Fleurs et paillettes* Comment passer pour une imbécile en faisant son entrée, by Aloha Somnium... *Fleurs et paillettes*

Quoi que. Dans la région, y’en a plein des gens qui hurlent des conneries tout le temps. C’est pour ça qu’on ne m’a pas non plus regardée comme s’il fallait m’interner. MÊME SI C’EST LE CAS. Qu’il faut m’interner je veux dire.

Ce qui est étrange… C’est que maintenant que la pression commence à retomber et tout… Que la vague des émotions reflue… Qu’il ne reste que la PEUR effective, celle qui prend naissance dans les émotions mais se nourrit de pensées par la suite pour grandir toujours plus...
Je pense à Jareth. J’ai encore plus peur de le revoir dans ces conditions. Parce que je viens de m’apercevoir que je ne suis pas aussi forte que ce que je pensais.

C’est bien facile d’aller bien en vacances… C’est bien pratique de dire que tout va bien quand on est pas dedans.
Est-ce qu’un jour je sortirai vraiment de cet état ? De cette maladie ou de ses séquelles ?

J’ai envie d’être optimiste. De me dire que je vais trouver une solution...
Mais à chaque fois, c’est la même chose. À chaque fois des espoirs déçus… De bonnes idées qui se transforment en illusion jetables…

Non mais allez. Au moins pour ce soir, pour tenir le coup : ça va aller. Je vais laisser passer le week-end et la semaine prochaine… j’en saurai plus.
Et puis je ne suis pas toute seule.