Effeuille mes rêves

Là-bas

Mais c’est pas possible d’être aussi faible et DÉBILE !

Même quand j’arrive en immersion professionnelle en sachant ce que je veux, je me ridiculise !

J’ai pas d’insultes là qui me viennent mais je me frapperais, me grifferais le visage, s’il ne fallait pas retourner là-bas tout de suite après.

Même quand je mets tout en œuvre pour rester silencieuse et travailler, on m’en empêche. Mais vraiment. On me prend par le bras et tout. Retourne dans la fosse où il ne se passe rien et où on s’empêche mutuellement de sortir, allez.

Ils me saoulent. Toujours à regarder, à juger le moindre détail qui sort de l’ordinaire… Et je ne dois surtout pas parler de la dépression ni de ma volonté de m’en sortir (et de changer de vie) car ils en viendraient aux moqueries. Ça , les moqueries ils savent faire.

Et puis bien sûr, le moment où je perds l’équilibre est celui où tout me tombe dessus. Mais je ne me plains pas. Je voulais juste l’écrire. Comme une ode à la séparation définitive que je vais tracer avec ce milieu.

Je ne suis pas idiote, allez. On va dire que c’est normal quand on s’enthousiasme pour un projet de vouloir en parler. J’ai l’impression de l’avoir tué, ou irrémédiablement amputé. Je me sens vraiment vraiment conne. Mais à être 100% du temps sur mes gardes, parfois, quand les gens sont un tout petit peu gentil ça me suffit pour révéler des choses sur moi que j’aurais voulu garder secrètes. Rien d’énorme. De petits détails le plus souvent. Cet alphabet codé que j’ai appris par cœur pour prendre des notes devant tout le monde sans me cacher, par exemple. Maintenant, Cathel s’est mise en tête de le "cracker". Je n’ai pas choisi quelque chose de difficile, elle va y arriver. Pourquoi est-ce que je n’ai pas prétendu qu’il s’agissait de dessins ? !

Bref. Pas grave. On se calme. Quelle est la différence entre ce matin avant que tout cela ne se produise et maintenant ? Si ce n’est ton ressenti. Rien de grave, tu vois bien. Alors on respire et on replonge dans l’arène.