Effeuille mes rêves

Le point final de ce journal ? Un but atteint ?

Je me réveille tous les jours en chantonnant intérieurement que la journée en cours va être la meilleure de ma vie.

J’ai acquis cette certitude par un éclat de rire en repensant au mariage de mon amie.
"Le plus beau jour de ma vie". En général, quand tu demandes à quelqu’un ce que c’est, il te répond son mariage ou la naissance de ses enfants.

Mais pose-toi DEUX MINUTES et rappelle-toi vraiment ce que tu as subi ce jour-là.

Mariage : Ça fait au moins un an que tu prépares tout ton bazar. Le stress augmente au fur et à mesure que le jour J arrive.
Y’a toujours un couac de dernière minute à résoudre. Les discussions avec tes amies (je parle au féminin puisque je ne suis que fille et ne connais pas le point de vue masculin) prennent un tout nouveau tournant. Ton statut dans la société - même si ce ne sont pas leurs affaires - change. Ton mode de vie change irrévocablement.
Tu sais bien (en général) que c’est vraiment ce dont tu veux. Pas de problème là-dessus. Et c’est cool.
Mais quand même : "pour le meilleur et pour le pire", ça fait réfléchir ! Qu’est-ce que ça signifiera "le pire" ? Une tendance agaçante à fumer une clope de temps en temps en soirée ou une déchéance absolue et ténébreuse dans l’univers de la drogue passés 31 ans ?

Un stress de folie. Ma pote stressait tellement qu’elle pleurait pendant la moitié de la cérémonie !
De joie, aussi, je n’en doute pas. Mais bon. Quand même. Tout le monde te regarde. Toute ta famille est là. Je ne suis peut-être pas calibrée comme la plupart en ce qui concerne les fêtes en général, mais j’ai déjà fait des cauchemars moins angoissants que ça.

Accouchement : Bon, là, pas besoin de débattre pendant des lignes. Ça fait mal. Mais mal. Mais MAL de &#@% DE MAL !  ! !
Des heures durant. Des heures durant. De la torture, si on ouvre un dico et qu’on vérifie la définition de la chose.

En plus, le médecin peut te faire une épisiotomie. S’il n’y a qu’une notion qui devrait être retenue dans un film d’horreur, c’est ça.

Ton corps n’est jamais plus le même après ça. Il y a beaucoup de femmes magnifiques après leur(s) grossesse(s), je ne prétends pas non plus qu’on devient des sorcières monstrueuses, pas du tout.
Mais un être humain a grandi en toi et est sorti de toi. Logiquement, ton corps a dû s’adapter. Il l’a sûrement très bien fait, la nature est bien faite ! Mais il l’a fait.

La meilleure décision de ta vie, celle qui t’a amenée les meilleures conséquences et donc est sur le long terme "rentable", ok.

Mais le "plus beau jour"... han, non, désolée.

Je crois que j’ai bien pigé le truc de la loi de l’attraction.

Voici quelques liens, 1 = le plus important et 2, en lien (hahaha...). J’ai envie de diffuser ce savoir partout !

On ne maîtrise que ses pensées dans la vie. Enfin pas QUE ça, mais c’est le plus… naturel. Abordable ? Simple ? Le truc qu’on ne nous enlèvera jamais.

Bref, c’est important.

C’est dingue : je me suis jurée que si un jour je trouvais la recette pour sortir de la dépression, je la dirais à tout le monde. Je l’écrirais partout sur Internet pour que tout le monde y ait accès.

Mais maintenant que j’ai tourné la page… Je n’ai pas de mots pour expliquer comment j’ai fait.

Je ne suis même pas sûre de savoir comment j’ai fait. Si je n’ai jamais trouvé de mode d’emploi, c’est qu’il n’y en a pas.

Mais ça reste possible ! Faisable ! Et plusieurs personnes m’ont dit s’être reconnues dans certains de mes écrits… alors si j’ai réussi, tout le monde peut le faire.

Tout le monde.

C’est sûrement plutôt prétentieux ce que j’écris. J’en suis navrée. La limite de toutes ces syllabes frénétiques, c’est qu’elles se voient mais ne se ressentent pas systématiquement.

Quand je tente un semblant d’explication, les mots sonnent alors étrangement comme ces mêmes vocables insensibles qui ne m’atteignaient pas quand on me les soufflait.

Ces phrases universelles, toutes bêtes, qui m’énervaient. Certaines étaient vraiment idiotes. Mais d’autres contenaient des émotions que les mots qu’elles employaient ne parvenaient pas à transmettre.

Ce n’étaient pas eux qui étaient vide de sens. C’est moi qui ne voyais pas.

Mais la dépression, c’est une période de cécité qui est réversible.

C’est psychique. Donc c’est avec le psychique qu’on s’en sort ? D’où mon combat de pensées. De penser. Ça s’apprend, en fait.
Et une fois qu’on sait comment faire, ça va tout seul.

Ça ne signifie surtout pas ne plus jamais avoir la moindre pensée négative !

Ça ne se fait pas instantanément, non plus. Faut de la persévérance. BEAUCOUP de persévérance.
Limite se dire quand on n’a pas le moral : "Okkk, super, c’est une occasion de m’exercer au retournement-de-tonalité-de-pensée ! Alors c’est parti...".

Ce n’est pas non plus une formule magique pour dissoudre tous les problèmes de la vie.
On est obligés de tomber dans la vie. Sinon, on ne serait pas humain : on serait machine anesthésiée de toute conscience et de tout sentiment qui avancerait toujours droit devant sans profiter de rien.

L’immortalité : beurk.

On tombe, certes, mais on se relève !

Peut-être pas plus fort. Peut-être pas en ayant tout compris. Mais on se relève, et on avance à tâtons. Parce qu’on ne peut être sûrs de rien.

Si ce n’est que le bonheur, la joie, la connexion heureuse avec soi et autrui existent.
Certes le contraire existe également. Mais quitte à être ici : autant se diriger vers ce qui est le plus agréable !

J’essaie vraiment très fort de dérouler ma pensée. Au cas où ça puisse aider un jour… Ou tout simplement parce que je m’étais promis de le faire.

En vrac, des éléments qui m’ont aidée qui m’aident au quotidien :

  • Je vis pour moi.

    J’aime les autres et je les respecte. Je pense à eux et les aide quand je le peux. Mais je ne leur suis pas dévouée ou soumise. Je recherche dans mes journées ce qui peut m’apporter du contentement, comment m’améliorer, etc etc. Sans piétiner le territoire d’un autre, je n’attends pas que le bonheur vienne de l’extérieur.

    Même si je ne peux pas avoir tout ce dont je rêve instantanément, je profite de ce que j’ai et je m’efforce de le faire fructifier.

  • Il n’existe d’absolu en rien.

    Aucune activité, aucune pensée magique, ne peut me donner la pêche ou réaliser tous mes souhaits instantanément.

    Même pas la lecture.

    La vie ne connait pas de cassures foudroyantes, elle continue, souplement, à se dérouler.

    La vie vit. Et essaie de nous apprendre à faire pareil.

  • Y’a toujours mieux que soi. Y’a toujours pire. Y’a toujours des gens qui nous admirent même si on ne sait pas pourquoi et d’autres qui ne nous aiment pas.

    Y’a toujours des trucs qu’on aime ou n’aime pas faire. Des trucs pour lesquels on est ou pas doués. On est ou pas enthousiaste. Fluctuations. Changements. Vie.

  • Je n’ai pas de meilleure amie autour de moi. Parce que je suis ma meilleure amie.

    J’ai appris à m’aimer. Commençant, doucement, par me tolérer de plus en plus.

    Je ne me fustige plus quand je fais une faute. C’est trop fatiguant de faire ça. Je hausse les épaules. Et puis zut. Autant ne pas y penser et se tourner vers les choses qui vont. Ou que je veux voir aller mieux.

  • Je visualise ce que je désire.

    Je suis précise. Je le vois, le sens, le touche. Puis je retourne à ma vie. Qu’est-ce que je peux faire pour kiffer cette journée ? J’écoute de la musique. Je lis. Je regarde un film ou une série. Rien d’extraordinaire. Mais je m’occupe de ce sur quoi j’ai le pouvoir.