Effeuille mes rêves

La fameuse leçon qui ne passait pas

Je viens de comprendre quelque chose.

Être indépendante, ça veut dire l’être même dans les moments où il n’est pas évident de l’être. C’est faire ce que je veux, de la manière dont je le désire, sans me laisser perturber par 1) Le fait que je n’habite pas seule, 2) Le fait que je sois en public, que ce soit à l’école ou dans la rue, 3) Tout ou n’importe qui passant ou entrant dans ma vie, en fin de compte.

Il va falloir se jeter dans le bain de nouveau. Reprendre une activité régulière. Un rythme. Ces deux derniers mois ont eu pour but de m’éclairer quant à la teneur de ce dernier.
Je n’ai pas eu d’illumination franche. Je me sens reposée, jamais intégralement, mais c’est suffisant. Je tourne une page importante ; j’avais réellement fini par croire que ce passage de mon intrigue ne viendrait jamais.

Accepte que ton statut social a changé. Tu es une professionnelle maintenant.
Quand on te demandera ce que tu fais dans la vie, tu auras une réponse claire. Un mot te correspondra. Tes interlocuteurs se feront une première image de toi en fonction de cette information.

C’est dingue. C’est juste complètement dingue.

Mais c’est la vie. Elle est comme ça, et elle ne va pas te laisser t’asseoir sur le bord du chemin pour réfléchir à la teneur de la boue sous tes chaussures.
Il faut continuer à avancer, tout le temps ; même avec des échardes ou une couronne de fleurs. Avancer. Même si je prends une décision qui impactera tout le reste de ma vie ou fais un choix répété chaque jour qui la sauvera, même si je rencontre la plus merveilleuse des personnes puis subis la plus déchirante des ruptures, même si je me lance à corps perdu dans un projet pro' et échoue.

J’ai compris la leçon. Ne te perds pas de vue / tu es ta meilleure amie et même bien plus encore / je ne sais pas trop comment la rédiger mais le message est passé.