Effeuille mes rêves

La formule articule

Une nouvelle notion que je désire formuler.
Ma tête se fait lourde alors que je lutte pour trouver les mots. Il y a des jours où j’ai l’impression de me réveiller tout juste. Tiens ! Je suis sur telle planète ? ! Alors que j’ai vécu jusqu’à présent sur une autre ; similaire mais différente ? Bon. Bah j’imagine que ça doit marcher à peu près pareil aussi.

Eh ben non. Sur la planète analogue d’où je viens… On n’a pas besoin d’être structuré, par exemple.
Quand on a une idée en tête, elle se transmet à l’autre (sans que ça soit de la télépathie décousue qui ferait lire nos pensées à n’importe qui n’importe quand). Pas d’effort à faire. De mot juste à trouver parce qu’on n’a pas tous la même histoire et donc la même façon de les utiliser.

Tu montres du doigt un gâteau et fait : "Aaaaaaaah ?". Et ça peut vouloir dire aussi bien "T’en veux ? On partage ?" que "En 1856, j’ai mangé un biscuit nature absolument dégueulasse qui n’a rien à voir avec cette jolie pâtisserie que je te montre. C’est juste que le souvenir m’est revenu".

Sur cette planète… Celle d’où je viens… Le plus important… Oh, pour moi c’est un manque abyssal au quotidien. Quand j’imagine quelque chose, c’est PRÉCIS. Rien de flou. Ou de vaporeux, qui s’emporte dans les méandres de mon esprit. Ce grand inconnu, aujourd’hui. Avant : lui et moi ne faisions qu’un.

Il faut quand même savoir que je suis incapable de dessiner. Mais je veux dire VRAIMENT incapable.

Qu’on me demande de représenter un bonhomme fil-de-fer comme à la maternelle, je vais vraiment le rater. Parce que j’ai mille autre idées en cours de route pour "l’améliorer". Sauf que quand tu ne sais même pas faire les bases… Eh bah voilà. Ça ressemble à rien.

Ridicule.

Je peux créer des images dans ma tête. Ce n’est pas compliqué, et ça a même un nom : l’imagination. Mais je dois lutter pour me concentrer et lutter pour les maintenir vivantes quelques secondes !
Ça fait mal, physiquement. Mes cauchemars en sont d’ailleurs une des preuves les plus récurrentes - mais ne parlons pas de mes cauchemars maintenant, y’a assez de digressions dans cet écrit.

D’ailleurs je n’ai toujours pas abordé ce dont je parlais en début d’entrée. Je me sens lasse en fait. Cette école me vampirise, je l’ai déjà dit. Je suis dans un état de tension et de paranoïa permanente (règle de proximité).
C’est ce qui fait que j’avais besoin d’écrire, probablement. Plus que sept semaines. Allez, sept semaines ! Ça ne change pas le fait que là tout de suite tu sois toujours en enfer mais ça aide. Il paraît. Je crois.

J’vais lire Stephen King après. Je comptais le faire une fois l’été arrivé… parce que ses livres font une impression très forte sur la petite trouillarde que je suis. Mais après tout : je fais déjà des cauchemars atroces. Qu’est-ce qui pourrait les aggraver ??!!
Je lirai "Madame Bovary" dès que je serai libre pour de bon. J’ai hâte. Trop hâte. Tellement hâte que j’en ai mal au ventre.

La raison d’être de cet écrit, donc. Je voulais en fait dire (clairement, j’sais pas si j’y suis vraiment parvenu...) - ou plutôt ajouter… Beh ? C’est quoi cette phrase toute pas compréhensible ?

Recommence.

Je voulais donc ajouter à mon dernier écrit les précisions suivantes. En espérant parvenir à être plus précise… non mais c’est bon tu peux écrire correctement ma fille ? à mieux partager l’idée précise. (Hum...).

Il y a plus (+) de mérite à affronter qui l’on est que tous les dangers du monde.

Enfin, pas TOUS. Évidemment.

Pas les bombes, les attaques physiques, la torture psychique et toute autre… hrrrrm ; "réjouissance" (ironie puissance mille).

Au quotidien, je veux dire. Dans l’absolu général qu’est le quotidien. Au jour le jour. Sans les gros drames. Il y a plus (+) de mérite à savoir qu’on est tigre et le demeurer, même lorsqu’on vit au milieu des lions.
Les gens pacifiques dans les familles violentes ou racistes par exemple. Ceux qu’on ne laisse pas être eux, qui n’ont pas assez de latitude pour le clamer. Ils s’y tiennent pourtant, à qui ils sont. Ils le restent. Même si personne ne doit le savoir.

Pour essayer d’être encore plus précise c’est comme quand je discute avec mon grand-père (celui dont je parle le moins, pas le mari de ma grand-mère mais l’autre). Bon. Il est raciste et dans chaque conversation j’ai droit à plusieurs remarques bien clichées mais malheureusement pensées.

Dans ce cas-là, je me demande souvent ce que je dois faire pour être moi. Comment les héros auxquels je pense souvent réagiraient à ma place ?
Ils dénonceraient l’injustice de ces propos ? Je n’ai fait que ça durant toute mon adolescence. Ça n’a jamais abouti à ne serait-ce qu’une miette de remise en question. Répéter à chaque conversation : "Attention, ce que tu dis là est raciste. L’être humain est unique et chaque personne a son histoire et fait ses choix ; il est très grave de faire des généralités aussi..." ne mène nulle part.

Essayer de plaisanter pour faire comprendre le message gentiment et adoucir les esprits ne marche pas non plus.

Et toutes les autres variantes de tentatives finissent de la même façon : il finit par retourner contre moi ce que j’ai dit. Comme si j’étais moi aussi raciste (sous-entendu).

Alors qui est le plus brave ?

Quelqu’un qui croit en la liberté et choisit d’y croire même lorsqu’il est entouré de gens qui ont un esprit trop à l’étroit ou ce magnifique personnage qui est applaudi à la télé quand il prône l’égalité ?
Je ne remets pas en cause sa sincérité. Dans cet exemple, les deux pensent pareil. Mais l’un est écouté et n’a donc aucun effort à faire pour se positionner sur sa place dans le monde. Alors que pour l’autre : c’est un combat de chaque instant.

Et c’est si dur de se battre sans arrêt.