Effeuille mes rêves

Le cauchemar qui se transforme en rêve

Mon rêve, donc. Comme l’indique le titre, c’était un cauchemar au début.
Pendant le quart numéro un, je me trouvais dans un asile psychiatrique (c’est à cause de cette histoire de "une chance sur trois de devenir schizophrène, mademoiselle", je suppose, que je crois avoir zappée… ou pas, bref tout est dit de toute manière). Oh, je m’y trouvais bien ! J’étais la plus jeune internée, donc tout le monde était sympa avec moi ; et personne n’était fou au sens strict du terme. Ces personnes adorables avaient simplement une manière de percevoir la réalité qui ne concordait pas avec celle traditionnellement admise. Moi, mon souci, c’était que je me mettais à hurler sans prévenir personne. J’avais en fait des terreurs spontanées qui me prenaient, et je ne pouvais alors pas m’empêcher de hurler de trouille.
Je m’installais donc dans ma chambre (partagée avec deux dames très gentilles), et je faisais du trampoline sur mon lit surmatelassé (trop bien !), et tout se passait bien. Jusqu’au moment où je me suis retrouvée avec deux autres pensionnaires, l’un des deux visiblement en pleine crise. Dans ce rêve également, j’avais bien entendu de (petits) pouvoirs magiques, donc je m’en suis servie pour le calmer le temps que les infirmiers arrivent. Mais la situation était étrange, je le sentais. Alors j’ai soudain compris : en fait, celui qui était en crise était le deuxième pensionnaire, le calme, celui qui ne disait rien (toujours se méfier de l’eau qui dort). Je me suis reculée en essayant de le raisonner, mais même s’il ne changeait pas physiquement, je voyais que quelque chose clochait chez lui. C’était un genre de véritable démon psychopathe, et j’étais sa prochaine victime !

Quand les choses sont devenues trop flippantes, je me suis réveillée en sursaut.

Deuxième quart. Je me suis de nouveau retrouvée à l’hôpital, en train de faire des activités dans ma chambre, quand tout à coup le mec de tout à l’heure est réapparu.
Et là, il faisait vraiment peur. Tellement que je me suis mise à hurler comme jamais je n’ai hurlé. J’ai envoyé (pouvoirs magiques obligent) des ondes de choc pour le repousser, mais ça l’a mis super en rogne.
Donc j’ai hurlé, avec toute la dignité et la féminité qui s’impose : "Oh, p.tain. PAPAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !".
Et à partir de ce moment-là, j’ai cru que j’étais revenue dans la réalité. Que je ne rêvais plus.
J’ai rêvé en fait que mon père venait me voir dans ma vraie chambre. Et j’y croyais.

Troisième quart. Il entrait ensuite dans mon rêve (sur le coup j’avais tellement peur que je n’ai pas tilté que c’est pas possible) et me conseillait. "Ma fille, tu lui envoies des ondes de peur et cela a cassé sa colonne vertébrale. Il est maintenant vraiment pas content et en fauteuil roulant, et il va te faire salement mal si tu ne changes pas de stratégie. La solution est de lui envoyer des ondes d’amour à la place".
Ce qui me fait doucement rire maintenant parce que quand j’ai raconté mon rêve à mon père, ce matin, son conseil ça a été : "Bah tu lui as crevé les pneus, j’espère ?".
Mais bref. Mon père disparaît et le type monstrueux arrive. Je lui envois avec peine des ondounettes d’amour. Le temps de constater que ça commençait à marcher que je me réveille une dernière fois.

Je me rendors et cette fois, le type est totalement sous contrôle.
En fait, c’est un chum tout ce qu’il y a de plus normal, et moi-même je suis redevenue normale, et j’ai triomphé une fois de plus de l’un des vilains pas beaux qui viennent s’incruster dans mes rêves ! *S’incline avec grâce et souplesse pour saluer le public subjugué*.

Voilà !