Effeuille mes rêves

Le changement

Ok.

Ok j’ai flippé. Mais c’est humain.
Le cerveau est naturellement réfractaire au changement parce qu’il est focalisé sur le programme "économiser de l’énergie". Je le sais maintenant c’est booooon je peux relativiser.

J’ai pas perdu un bras non plus. Je suis toujours en bonne santé physique, je suis suivie pour le reste. J’ai une famille cool. J’ai même des amis cools ! (C’est moi qui ai tendance - de part ma nature - à m’isoler très souvent. Et qui ai toujours peur de déranger. Mais bon je crois que si je demande de l’aide, j’en recevrai).

En plus, c’est moi qui l’ai demandé, ce changement. Héhé, et oui ! J’peux pas trop râler du coup.
Surtout que j’ai expressément demandé un "changement positif". Le changement est bel et bien intervenu, donc en toute logique il devrait automatiquement être positif.

C’est vrai que j’ai peur de la vie. J’ai peur d’un gros tas de trucs, sur divers thèmes. Et je n’aime pas être cette personne qui est tout le temps à côté de la plaque, tout le temps à côté de ses pompes.

Hier soir, la seule chose à laquelle je pensais, c’était que je n’ai pas envie de vivre. Pas envie de mourir, réellement, et je ne ferai rien en ce sens !
Mais pas envie de vivre quoi. Je me demandais à quoi bon tout ça. À quoi bon dormir pour avoir de l’énergie, se nourrir pour survivre, se distraire pour vouloir continuer ? Moi je ne veux pas continuer. Les règles du jeu ne me plaisent pas. Le jeu lui-même ne me distrait pas.
Alors à quoi bon continuer ?

Bon voilà, ce genre de pensées. Avec une lucidité et une clarté effarantes. Et c’est là que je me suis dit que peut-être ce changement remettrait les pendules à l’heure.

Effectivement, j’ai fait des sacrifices et j’ai traversé une dépression rien que pour pouvoir continuer dans cette école.
J’ai l’impression pour le moment que tout ça n’a servi à rien. Mais d’un autre côté, il vaut mieux que tous ces bouleversements arrivent maintenant, maintenant que je me gère un peu mieux, plutôt qu’avant quand j’étais totalement au fond du gouffre n’est-ce pas ?

Alors oui, quoi qu’on m’annonce cette semaine, il faudra que je fasse face. ("Fasse-face" hahaha... ! Hum.)

En réfléchissant un peu… je peux m’y faire.

Il y a juste un point ou deux où j’ai BESOIN d’avoir un gros coup de pot ! Où j’espère que les choses vont aller dans mon sens, où vraiment je vais être aidée !
Et pas une petite aide toute riquiqui du style "débrouille-toi avec ce truc pourri qu’on te refile et maintenant n’espère pas le moindre petit coup de pouce positif avant trente ans". NAN. Quelque chose de constructif.

Je suis contente d’avoir JI pour m’aider à affronter tout ça. Avoir un refuge inébranlable pour écrire tous les jours.

Aujourd’hui, je me détends. Je me détends jusqu’à avoir les infos. Ensuite, j’aviserai.