Effeuille mes rêves

Le droit à l'oubli

Ce matin aussi, je suis allée courir. Mais j’ai quasiment fait que du sur-place et pendant vraiment pas très longtemps.
J’en pouvais plus, je crois que j’ai visé un brin trop haut. TOUS les p’tits vieux et les p’tites vieilles du stade m’ont doublée… DEUX FOIS !

Ça ne me fait ni chaud ni froid, en fait, ça me fait juste rire. Je le sentais que j’étais fatiguée, et je respecte mon corps maintenant : c’est pourquoi j’ai décidé d’annuler mon cours de guitare, même si je n’ai rien de prévu à la place.
Je vais simplement rester à la maison et me reposer. J’ai besoin de me reposer...
Je vais essayer d’écrire un peu, aussi, parce que ce n’est pas à Brest que je pourrai me défouler à le faire. J’espère que ma cousine me tiendra tellement occupée que je n’aurai plus de tête en rentrant de ce voyage !
Je pensais poursuivre l’une de mes histoires, mais je m’aperçois que dans mon journal il y a du boulot déjà : mes écrits du mois de mai m’agacent fortement ! J’ai envie de tous les dégager… mais j’en ai vraiment bavé pendant tout ce temps, et je dois garder une trace de ça. Même si ces entrées agacent le lecteur. Peut-être devrais-je les réécrire pour que ça passe mieux ? J’en éprouve l’envie mais je n’ai pas l’énergie qui suit.
J’ai la flemme de tout, en même temps. Envie de faire et envie de rien ; envie de m’activer et envie de m’avachir sur le canapé. Grosse contradiction. Je flotte un peu dans une bulle à côté de mon propre corps. Je crois que je suis parvenue à mon objectif : m’épuiser trop - physiquement et mentalement - afin de m’empêcher de réfléchir.

Ça marche plutôt bien, je n’arrive plus à penser.

ENFIN. Hier, le dernier épisode de ma série ne m’a fait aucun mal. Il était juste génial ; j’ai éprouvé les émotions qu’il véhiculait, et rien de plus.

J’ai le droit à l’oubli, à défaut du bonheur. Peut-être même que l’oubli va m’apporter le bonheur… Je rêve de voir enfin ma vie métamorphosée du tout au tout.

Je ne dois pas faire de sieste, je ne dois pas dormir… mais je crois que je vais aller m’abrutir devant la télé. J’ai plus de forces. J’ai rincé tout ce que j’avais dans la tête.