Effeuille mes rêves

Le mollusque

J’me tâte à sécher demain matin.

Je n’ai pas de raison particulière et je ne suis pas fière de ça.
Mais j’ai déjà les cours, après tout. Ils sont pas simples donc j’ai quand même la bienséance d’éprouver un peu de culpabilité. C’est mon blues du soir-hebdomadaire-d’avant-la-reprise-de-la-semaine qui parle, je le sais. Et puis décembre c’est la période difficile pour tout le monde. Je m’en sors bien encore cette année je trouve. Mais je me sens… en deuil. Je repense souvent à ce qui s’est passé l’année dernière et je me dis "à quoi bon avoir vécu tout ça ?".

Ce genre de réflexion ne me mène nullement, j’en suis consciente.

Et pourant, j’ai l’impression qu’il y a quelque chose à creuser.

Ou alors ce n’est que mon côté mollusque qui s’est réveillé et a décidé de dicter sa loi.

Ouais. Tant pis, je vais sécher.
J’veux plus me prendre la tête. J’veux plus. J’arrête pas de penser depuis ce matin, ça me retourne le cerveau. Je prie. Je sais que je le fais mal - depuis le temps ! - mais je continue. Je suis dans une espèce de mini-crise existentielle.

Je vais bien hein ! !

Je ne me plains pas. Mais c’est comme ça : demain je glande au lit. J’irai quand même en cours l’aprèm - et franchement je fais un gros effort pour le coup parce que y’aura Jareth dans le cours de l’aprèm et je sais que dans l’état où je suis j’arriverai pas à l’ignorer tout simplement.
Surtout ignorer la sale petite voix dans ma tête qui me dit qu’il va se marier. Aucune preuve mais c’est de la logique. Et j’m’en fous en plus ! Il fait ce qu’il veut, il faut qu’il soit heureux.