Effeuille mes rêves

Le monde du travail

Y’a quand même plusieurs choses qui clochent dans ce stage.

La personne avec qui je travaille tous les jours, ma collègue. Je crois qu’elle me prend pour une idiote.

Le plus triste c’est que je crois en être vraiment une. Je fais des gaffes pas croyables avec les gens que je rencontre via mon métier.
Au début j’essayais de me persuader que ça pouvait être mignon dans le sens où ça changeait des praticiens hyper parfaits qui semblent tout savoir et maîtriser l’univers en claquant des doigts. Mais maintenant je me demande si je ne suis pas en train de franchir la limite du non-professionalisme.

J’assume mon statut d’étudiante dans le sens où je pose des questions tout le temps, estimant ne jamais en savoir assez, je pose même des questions aux personnes qui viennent me voir pour ma compétence, pour que je fasse mon métier.

Je pose parfois des questions stupides dont je connais la réponse.
Je pose parfois des questions sensées dont je connais la réponse.

J’en ai besoin pour évoluer. Mais j’évolue bien plus lentement et laborieusement que les autres, qui à un an du diplôme sont plus ou moins sûrs d’eux et savent ce que vaut leur travail.

J’ai très peur d’être minable.

De me planter à peine sortie de l’école.

Ma collègue me stresse. Elle est sympa avec moi mais j’ai l’impression que derrière elle parle sur mon dos.
C’est le lot de beaucoup dans le monde du travail. Mais j’espérais qu’en faisant un métier dans le paramédical, où il faut s’occuper de son prochain, j’y échapperais.

Bref. Il faut que j’apprenne à passer outre. De toute manière, je ne peux pas changer qui je suis.