Effeuille mes rêves

Le non-talent d'écriture

Han ! J’ai retrouvé des écrits de moi qui datent de deux ou trois ans...
Comment dire ? La barrre de rire. On sent vrrraiment que c’était le début. Le babillage. Bon, je dis pas non plus que je suis une bonne écrivaine maintenant (tout l’inverse !) mais y’a des limites aux limites quoi ! Je me souviens que je les trouvais drôle, mes bêtises sur papier. Hum, ben plus maintenant.
Cette prise de conscience m’a fait une sensation bizarre. Comme si je voyais objectivement ce que j’avais été : une gamine comme les autres. Exclue par elle-même de la société de son âge, mais une fille banale au fond.
Dire que je m’accrochais au contraire pour trouver la force de continuer ! Oh je ne regrette rien : sans ça je ne vois pas comme j’aurais pu faire pour tenir sur le coup ; et puis on fait tous un peu comme ça en vérité, je pense.

Bref, la conséquence c’est que j’ai encore moins envie de poursuivre l’écriture. Envie mais… plus envie.

Je parle pas du journal, je parle de mes fictions. Le journal, c’est du nature peinture, ça sort comme ça, sans réfléchir, sans aucune touche personnelle, tandis que les histoires c’est quelque chose de travaillé.
Enfin, relativement travaillé.
On m’a dit un jour que j’avais un p’tit quelque chose. Pas de quoi en faire mon métier, mais suffisamment pour m’amuser avec. Je n’en suis pas très sûre. Pas convaincue du tout même !

Du coup, je me demande : quels sont-ils mes talents ?
On ne peut pas ne pas avoir de talents, non ? Tout le monde en a. Tout le monde a des qualités et des défauts. Et donc tout le monde a un ou plusieurs talents ; alors pourquoi pas moi ? Je serais vraiment arrogante de penser que je suis différente des autres.
Je ne les vois pas, ces talents, certes, mais ça ne veut pas dire qu’ils n’existent pas.

Ah ! La connaissance de soi. Je me demande si j’arriverai à piger le moindre truc sur moi-même un de ces quatre. Je ne sais rien de moi, en fait, je m’en rends bien compte.
C’est comme ça.

Petit coup de fatigue aujourd’hui. Je me réserve pour ce week-end ! J’espère que tout va bien se passer.
Aujourd’hui, il faut que je nettoie (pour la dernière fois !!) la cage des oiseaux, que j’aille à mon cours de chant, et que j’aille chercher mon frère pour qu’on aille acheter le cadeau de fête des mères. Pas de quoi s’épuiser à la tâche, donc. Mais ça me suffit pour occuper la journée !
Je vais lire et regarder un p’tit film aussi.
Ah, et il faut que je prépare mes affaires pour demain. J’avoue que je ne peux pas m’empêcher d’espérer que je trouverai dans ce village le fameux déclic qui me manque pour être bien à l’aise dans mes baskets… peut-être que j’en demande trop à la vie.