Effeuille mes rêves

Le plus ardu

%#$@%$%#@% que ça m’énerve !!!!!!!!!!! !

Les choses prennent forme autour de moi, et c’est une forme que je façonne depuis cinq ans de façon très active (et dix ou onze ans si on veut remonter plus loin).
Je suis pas trop mal en cours. Je ne flippe plus comme les années précédentes. Je ne suis pas l’étudiante la plus zen du monde, ça c’est clair, mais j’ai changé de niveau. Enfin je crois. J’ai évolué - et pour que je m’en rende compte, c’est que j’ai fait un bon bout de chemin.

Mais y’a toujours cette saleté de petitgraindesable/pensée qui vient tout gâcher ! Qui s’incruste dans ma tête, et une fois qu’il est là forcément il se cale dans un coin de la machine et je ne peux plus rien faire. Tout s’enraye.

Je n’angoisse pas, pas du tout. Je PENSE. Je pense à ce à quoi je ne DOIS PAS penser !!!! !

Et puisque c’est mental, forcément, mon seul recours doit l’être aussi et donc je vais sur des sites de tirages d’oracle en ligne - ou autre connerie - et une heure et demi vient de passer et je me suis encore pris la tête comme pas possible.

Je viens ici pour essayer de briser le cercle infernal. Après tout ce chemin parcouru, je ne peux pas laisser les quelques pensées irritantes qu’il me reste tout foutre en l’air, non !

Il faut que j’arrive à les laisser partir, elles aussi. Mais je crois que c’est le plus dur. Faire confiance à l’avenir et à la vie. Un objectif louable et surtout une leçon que je dois absolument apprendre, je le sais et depuis longtemps. Mais en cette matière, ce n’est pas la première fois que je me plante. Et que je rate les rattrapages qui s’ensuivent.

Je ne veux plus être prisonnière de moi-même, je sais que je peux le faire ! L’ennui, c’est que je ne sais pas comment.

J’vais aller m’allonger un peu avant de reprendre jenesaisplusquoi que je voulais faire. Vraiment, c’est non : je ne veux pas replonger dans ce côté-là. Cette prison-là. Que je me suis construite toute seule. C’est INCROYABLE de constater à quel point on peut se créer soi-même des schémas psychiques nocifs dont on met plusieurs années à se remettre. Incroyable. Et pourtant, j’ai "de la bouteille" maintenant comme on dit. Niveau mental, j’en ai vu des vertes et des pas mûres. Mais je persiste encore, par moments, à me laisser entraîner, basculer, et puis tomber quelques heures dans ces puits sans fond de pensées lourdes et inutiles.

Changer de vie, c’est bien beau. Mais le plus difficile, vraiment, c’est changer de façon de penser. C’est honnêtement un des trucs les plus démesurément ardus que j’aie jamais expérimenté - et que j’aie jamais vu être expérimenté.