Effeuille mes rêves

Le roseau

Peut-être que tout ceci, les montagnes russes de l’espoir et de la désillusion, n’a qu’un but : me fatiguer.

Parce que peut-être qu’à force de me fatiguer, j’arrêterai de m’aveugler de croyances limitantes et que je pourrai enfin vivre quelque chose de digne de ce nom.

Pour plus tard je ne sais pas mais pour maintenant ça marche. Je suis fatiguée de courir après des chimères. Je suis fatiguée de me relever pour toujours repartir dans la mauvaise direction.

Le truc à faire c’est peut-être de me relever mais de me laisser ballotter par la vie. Devenir un roseau. Laisser l’univers bidouiller ses trucs.

C’est ma philosophie à partir de maintenant.

J’espère sincèrement que je vais m’en tenir à cette leçon. Je suis du genre têtue au cas où ça ne se voyait pas. Je me maintiens dans mes décisions les plus justes… mais dans les mauvaises aussi malheureusement.

Je vois ma psy demain.

J’appréhende le retour des cours difficiles. Pas le reste. J’ai des flashs de ce que j’ai vécu il y a deux ans. Ça me l’avait fait l’an dernier, mais c’était justifié, première reprise tout ça. Là c’est plus inquiétant : je devrais m’y être habituée.

Tout est difficile. Je parle de mon parcours en général. J’ai jamais avancé sereinement, passé le cap des 11 ans, ça a toujours été douloureux et/ou prise de tête. J’aimerais que ce cercle vicieux infernal prenne fin maintenant.

J’ai commencé à déménager. J’ai pété la planche au-dessus de mon tout petit espace cuisine qui servait à poser le micro-ondes. Toute seule, je ne peux rien faire. J’en ai parlé à la logeuse et elle non plus toute seule elle ne peut rien faire : elle m’a dit que le gars qui s’occupait de tous les petits travaux devait appeler pour dire quand il passerait. Peut-être dans la semaine. Peut-être pas. C’est embêtant : la rentrée c’est lundi.
Mais bon, je trouverais bien un coin où le caser, quitte à le laisser parterre sur un carton. J’ai une étagère mais elle est frêle, j’ai peur qu’elle ne supporte pas le poids de la bête.