Effeuille mes rêves

Le secret pour être heureux (gratuit !)

J’ai mis de côté plein de choses à noter dans mon journal.

Je n’arrête pas d’écrire, entre la version papier et celle-ci. Sans compter mes carnets. Mais tant mieux ! C’est ce que je voulais. Même si on dirait que mon goût pour les fictions s’est définitivement envolé… Dommage.

J’ai vu la psychologue, hier. Et j’en ai profité pour lui poser toutes les questions avec lesquelles je me suis pris la tête - et celles de mon pauvre père et de mon pauvre frère aussi.

J’y reviendrai ensuite.

Déjà commençons par les évènements Port Aventura. Dont celui auquel j’ai fait allusion. J’ai en fait réussi à gagner un lot à un jeu où personne ne gagnait jamais ! J’ai pas trop insisté avec ça, mais j’étais trop fière. Il fallait en fait lancer des anneaux en plastique autour de bouteilles en verre et le vainqueur remportait une peluche géante de Minion.
La meilleure partie, c’est que je n’ai pas joué pour moi. J’ai joué pour Cathel. Elle n’y croyait pas vraiment mais quand elle a vu que j’avais gagné elle était trop contente - et moi donc !

Bon voilà c’est officiel : si elle ou Maëlle tombe sur ce journal, je suis grillée. Mais j’avais envie de noter ce miracle, moi qui arrive pour une fois à faire quelque chose de bien !

Passons maintenant (histoire de ne pas me laisser trop me la péter) aux interrogations existentielles que j’ai eu étant là-bas. J’ai parlé de la plupart avec ma psy, sur le bonheur, et elle m’a confirmé que le programme de développement perso que j’avais acheté… je ne dirais pas que tout est à jeter, c’est pas ça, mais le gars ne savait clairement pas de quoi il parlait.

Il y a plusieurs formes de bonheurs.

En plus, il a mon âge, ce garçon, donc j’aurais dû m’en douter qu’il ne détiendrait pas la réponse universelle…

Mais bref. Pour en revenir à mes énigmes thétiques. Dans la file d’attente, bondée, je voyais tous ces gens rire, discuter, se taquiner, et tout à coup je me suis sentie complètement… anonyme.
Dans le sens insignifiante et banale. Ça m’a plutôt angoissée d’ailleurs parce que je me suis dit que si je n’étais vraiment que ça (une personne de plus sur la planète, une vie sans attrait particulier, une personne ennuyeuse), comment pourrais-je être aimée pour qui je suis ? Si je ne suis rien ?

Pourquoi moi plutôt que l’un de ces autres ?

Je pense à "aimer" au sens large. Aimée par ma famille, mes amis, les gens que je croise aléatoirement et qui peuvent éventuellement penser que je suis sympa, les gens qui me lisent ici, et bien sûr une version potentiellement intéressée de Jareth par rapport à moi…
Comment ne pas lasser les gens en étant tout simplement… moi ?

Si tout le monde est quelqu’un (ce dont je ne doute pas, je me prépare pour un métier où cette notion est à mes yeux importante), si tout le monde est spécial, ne suis-je pas noyée dans cet océan de possibilités ?

Cet océan humain composé de passions, de vibrations, de choix… de vie ! Je me sens tellement vide comparée au reste du monde. Comme une coquille.

C’est là que je vais rejoindre ce que m’a expliqué ma psy. Elle m’a dit qu’avoir un talent ou des passions n’était pas garant de réussite ou de bonheur.
Avoir des centres d’intérêt est important. Mais une passion n’est qu’un centre d’intérêt exacerbé. Le temps qu’on y investit dedans, on ne l’investit pas ailleurs. L’important, pour être heureux, c’est de rester fidèle à soi-même ; de correspondre à ses objectifs de vie. Sans les gâcher avec des attentes tyranniques.

Ça a l’air tout bête en fait maintenant que je le retranscris ici, mais c’est aussi simple que ça, au final.

Le bonheur, ce n’est pas une joie/émotionpositive qui durerait H24. On ne peut physiologiquement pas ressentir cela. Il y a des moments positifs, et des négatifs, parce que c’est la vie.
Mais disons qu’en proportions ça donnerait deux tiers positifs et un tiers négatif.
Et que la plupart du truc se passe au niveau cognitif (ça c’est ce que j’avais deviné en disant que quand on est heureux on n’a pas besoin de se fuir dans une myriade d’activités différentes ; les activités c’est du comportemental, une autre notion).

Ainsi, le sentiment de vide que je croyais ressentir n’était que l’état neutre de mes émotions. L’état où l’on peut en réalité trouver le bonheur.
Car à cet état on greffe des pensées positives ponctuelles (du style : "j’ai réussi mon année, je suis contente" ou "je regarde une série et ça me plaît").

Le bonheur c’est apprendre à se connaître et faire les choses pour soi.

Tout bête. Ça ne m’aura pris que 24 ans à le découvrir, hein.

Mais je suis heureuse. ENFIN. C’était si simple à comprendre !

Je ne le dirais jamais assez, mais tout le monde devrait voir un(e) psy à un moment de sa vie. Le plus tôt est le mieux. J’ai appris tellement de choses dans des cabinets de psy !
Beaucoup de choses que je savais déjà. Ça aura parfois pris du temps. Mais je parle de choses que je ne pouvais assimiler qu’en les écoutant provenir de quelqu’un d’autre.

Dernier point de cet écrit interminable :

Les autotamponneuses.

Je hais les autotamponneuses. J’y songeais tandis que Cathel et Maëlle en faisaient un tour. (Il aurait vraiment fallu être un génie de l’hypnose pour me convaincre d’y aller. Je peux manger comme deux et ensuite enchaîner les manèges à sensation sans être malade - en me sentant au contraire super bien - mais les autotamponneuses je ne supporte pas ça).

Les autotamponneuses, c’est un peu comme la vie. Du moins, une version imagée de ce que pourrait être la vie. Et je la déteste.

On est dans une petite voiture étroite, qui n’a qu’une vague idée de ce que sont les normes de sécurité, tout seul au volant alors qu’on a pas forcément le permis (analogie pour "le mode d’emploi de la vie"), et lâché dans un monde sauvage où le but est de se rentrer dedans le plus violemment possible.
Brrrrrrrr ! Non, la vie je ne veux pas que ça soit ça !

Bon heureusement, ça ne l’est pas. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai paniqué pendant un instant. Trouvé plein de métaphores et tout. À ce niveau, c’est très inspirant les parcs d’attractions je dois dire. Du moins pour moi. Mais bon, j’ai tendance à voir des comparaisons et des connexions de partout - un peu TROP d’ailleurs.

Bon allez. J’expulse cet écrit sinon il ne finira jamais. Immersion professionnelle demain. Ça commence. J’espère que je serai assez forte.