Effeuille mes rêves

Léo-devin-σι

Aujourd’hui, ça va mieux.

Mais il est clair qu'à chaque fois que je me penche sur ce mémoire, je pète les plombs.

Aujourd’hui, je pète les plombs.

Comme à chaque fois que je travaille ce mémoire. Pétage de plomb. Radotage de semoule (même si ça ne veut rien dire).
C’est normal que ça soit aussi… pénible ? Le mémoire. Le sujet que j’ai choisi est difficile. Déjà. Et ceci est une information objective, je précise. Tous les pros que j’ai harcelé avec ce maudit papier me l’ont dit. Mais il est intéressant. Mais très dur à cerner. Mais il me concerne de près. Un peu trop près peut-être. Et il est tellement dur. Mais attrayant. Bref.

D’où me vient cette persistance à choisir la voie la plus compliquée ?! ?

Je ne me vois cependant pas en changer. De sujet. Alors que je devrais probablement…

Ce n’est pas comme si j’étais un génie avec des capacités insoupçonnées. Comme s’il allait se passer un truc de dingue sur ce projet.
Ah non, ça c’est sûr.
Non. Je suis de la classe des Insignifiants. Catégorie cosmique de la Banalité. Que j’incarne, par moments, il me semble. Seule. Comme une personnalité anthropomorphique et je suis TELLEMENT au bout de ma vie que je vais chercher une image sur le net pour illustrer mon propos.

Voilà. Ça c’est moi.

Peut-être que c’est justement quand on sature mentalement qu’on peut s’arrêter de travailler pour la journée ? ?

Ô espoir. Tu es là.

...

Mais tu ne réponds pas à ma question. Tu ne sers donc pas à grand-chose. Mais bon. T’as qu’à rester. Buvons de l’eau.

Enthousiasme du matin balayé par l’électronique et décès de toutes les passions que je comptais en ce jour avec plaisir effectuer. Comme méditer. Plus de plaisir. Plus d’envie.

Les chercheurs. Les scientifiques. Je pense à eux et elles non stop depuis deux heures maintenant (moment où j’ai sérieusement commencé à saturer).
L’humanité. J’y pense. À quoi bon ?

Les plus grands savants n’ont au fond été que des humains. Personne n’est une icône absolue et l’incarnation pure et persistante d’une ou de plusieurs valeurs.
Léonard de Vinci, tiens. Qu’on dit polymathe. Qu’on dit génie universel. Il ne pouvait pas réfléchir à des trucs intelligents chaque seconde de chaque minute de son existence ?
Il mangeait à un moment ? Il pensait que son voisin faisait trop de bruit ? Il… Oh, je sais paaaaas je sens que je vais me ridiculiser alors je m’arrête là.

Mais je laisse cet écrit pour toi, Future-Moi. Pour que tu n’oublies jamais. Que nous sommes UNE abrutie (mais une abrutie qui pense à son Futur *cœur*).

Et si j’invoquais Léonard de Vinci ?

Eh mais c’est une idée. Je vais le faire. Je vais imprimer sa photo et la glisser sous mon oreiller cette nuit. Et on verra si demain je sais quoi faire avec mon mémoire, ma vie et ma bêtise. Il aura peut-être pitié, le gars !

J’vais le faire. Pour de bon. En ce moment, j’ai oublié de le préciser, j’apprends à faire des rêves lucides. En fait à volonté, je veux dire, parce que ça m’est déjà arrivé relativement souvent. Suffisamment pour me prouver que le phénomène existe, mais je ne le maîtrise pas du tout.
En général : ou bien je sais que je rêve mais je suis trop curieuse pour intervenir alors je laisse le rêve se dérouler comme il a envie, ou bien je suis tellement électrisée d’avoir conscience de rêver que je me réveille. Par surexcitation.

Je pense que je vais y arriver, là encore, sans pouvoir prédire le temps que ça me prendra. Des années ou des vies. Peut-être. Étant donné que je suis… moi.
Mais je peux le faire. Tout le monde peut le faire.

C’est le processus de recherches de documents en lui-même qui m’a rendue complètement folle. (Je reviens sur le mémoire).
Il m’a vidée de mon énergie. Là encore, après avoir décidé que j’en avais terminé pour aujourd’hui, ma tête bourdonne.
Et il y a des gens dont c’est le MÉTIER, sans rire, des gens qui passent leurS journéeS à ça !

Et dire que j’ai envisagé le métier de chercheuse quand je farfouillais en quête d’idées, au collège. J’ai juste envie de tout quitter là. De m’enfuir !

Travaux diaboliques. Mémoire de l’horreur. Piètres résultats en vue. Une personne usée par tout ce temps qu’elle passe à bosser tout en réussissant à ne pas le faire fructifier.

Un gâchis. Une catastrophe.

Mais.

Mais ce n’est pas la première fois que ça arrive. J’ai déjà réussi des épreuves avec ce sentiment-là… En fait, toutes mes épreuves réussies sont passées par lui. Les non-réussies aussi. Certes.

Ne serait-ce que l’épreuve du diplôme. Je ne l’ai pas encore passé, mais je me souviens m’être torturée des jours entiers (par périodes régulières annuelles) en me demandant si je ne devais pas abandonner mes études. Quoi faire ? L’échec est-il inévitable ? Les cartes de tarot sont inquiétantes.

Je n’en suis pas sortie et je ne vois pas l’avenir. Je ne sais donc pas avec certitude si j’ai eu raison. De poursuivre. L’aventure, haha, comme un mauvais show de télé-réalité.

Mais jusqu’à maintenant je m’en suis bien sortie, non ?

Enfin, je veux dire…

ROXAAAAAAAAAAAAAAAANNE !


Why does my heart cry ? ... Feelings I can’t fight... ROoooXANNE !

(Pardon, cette chanson est géniale).

J’ai réussi à atterrir en dernière année MALGRÉ le fait que tout ait été… surtendu en permanence. Tensions à cause des exams, de la dépression, de moi-même, de mes limites, de celles de l’humanité (oui c’est un thème passionnant mais flippant quelque part), des aptitudes et facilités des autres…

Etc etc.

Je. Suis. Là. Et j’ai une quantité de souvenirs pour me rappeler que j’en ai bavé. Et qu’en plus, je me suis culpabilisée de tout. Histoire que ça soit pas trop simple non plus.

Bref, cet écrit devient long et inutile. Que l’univers me pardonne pour ce titre idiot.

P.S : Autre découverte majeure, quand même, que je me dois de préciser :
Plusieurs fois dans ce journal (il y a longtemps mais quand même) j’ai parlé du Grand Spaghetti. C’était une blague qu’une de mes profs faisait souvent et qui me faisait hurler intérieurement de rire (j’étais la seule, donc tout cela restait bien intérieur).
En me renseignant, j’ai découvert plus tard qu’elle-même faisait allusion… Au pastafarisme.
Du coup, je lis sur le sujet. Nota Bene : Est-ce que TOUS les sujets de l’univers me semblent plus intéressants pour un mémoire que ce que je fais actuellement ? ! Possible.