Effeuille mes rêves

Les fusibles ont sauté ; je répète : les fusibles...

Je rentre à peine d’immersion professionnelle.

Épuisée. Et ça m’inquiète, parce que je me demande si on s’habitue à ça. Rentrer chez soi l’esprit et le corps explosés. Devoir se coucher tôt pour dormir suffisamment longtemps car on se lève tôt. Et alterner ainsi entre les deux. Quotidiennement.

Le soleil se lève et se couche (en hiver je ne le vois pas toujours d’ailleurs) et moi entre temps ? Je n’ai RIEN fait pour avancer dans la direction que je veux !

Pas de méditation, parfois pas de sport, rien !

Je ne sais pas si c’est normal. Sain, sûrement que non ça ne l’est pas. Mais c’est le modèle que mes parents m’ont montré. À différentes époques, oui, mais il a suffit que ce soient des époques qui m’aient profondément marqué pour que ce modèle soit… Eh bien. Un modèle.

Un truc gravé dans mon ADN.

Alors : c’est normal ?
Est-ce que mes parents sont des acharnés du boulot et que dans la vraie vie tout cela est plus relatif ?
Ou est-ce qu’on n’est pas censé avoir de vie pendant la semaine ?

À quoi ça sert d’être humain, de réfléchir et tout ça, si c’est pour laisser passer 90% de son temps éveillé à mettre son cerveau sur pause ?

J’adore réfléchir. Je ne m’y prends pas forcément bien. Ce soir, par exemple, j’écris sans filtre. Donc je pense et écris potentiellement beaucoup de conneries. Mais j’en ai besoin.

J’ai. Surtout. Tellement. Besoin. De. Méditer. Je veux dire : régulièrement.
Mais si je me lève trop tôt, je suis dans le coltard pour le faire et quand je rentre tard le soir idem. Et la journée entre les deux file à la vitesse-lumière.

Je ne me plains pas, non non ! Je constate. Je vais trouver une solution à tout ça. J’ai juste besoin de faire le point. De cibler quelque chose de moins… glissant. Glissant entre les pinces mécaniques un peu rouillées qui articulent mes neurones ? (Paaaaaas de métaphore après 20h30, Aloha, c’est toujours pourri tu le sais !).

Y’a DÉFINITIVEMENT un truc qui cloche avec mon mode de vie. Très probable que ça soit moi qui me prenne trop la tête. Mais non, ce n’est pas ça. Trop réfléchir ("bien" ou "mal" ; toutes relatives soient ces notions) est très probablement un défaut, mais il fait partie intrinsèquement de ma personnalité.

Ce n’est pas un paramètre que je peux contrôler.

Donc ce n’est pas ça.

Les gens sont vraiment TRÈS négatifs. Autour de moi, je veux dire. En général, je n’en sais rien.
C’est pernicieux comme façon de voir les choses parce qu’ils laissent leur filtre noir s’incruster devant leurs yeux. Sans s’en rendre compte. La conversation commence bien, qu’on parle de choses pointues ou des détails de la vie de tous les jours. Et dix minutes plus tard, quand on fait un peu attention à ce qui est en train d’être dit… Bah ça va pas du tout !

C’est le ton, je crois. Plus que le contenu.

Tu ne te rends pas compte du ton qui est employé. C’est ça. La tonalité de la musique (Aloha sérieux me cherche pas je vais te péter la gueule si tu continues avec tes métaphores moisies... GUEULE ÉTANT ÉGALEMENT UNE MÉTAPHORE COMME TON FRÈRE TE LE RAPPELLE SOUVENT).

Je n’aime pas cette manifestation de violence envers moi-même. Je n’aime pas non plus penser de "moi-même" ; oh bon sang Future-Moi tu dois avoir envie de me gifler en lisant ça…

Catastrophe. Une catastrophe mentale. Remède. Tout de suite. Remède. Une bonne douche. Allez c’est parti.

Je publie ce torchon, Future-Moi, pardonne-moi.