Effeuille mes rêves

Liber & pax

Quand je n’arrive pas à trouver la paix avec un livre (ce qui est un très mauvais signe), j’en lis deux en parallèle. Voire trois, quand j’ai besoin d’étudier la psychologie (comme en ce moment).

Ma tête fonctionne comme un… je ne suis pas assez savante pour trouver une correspondance satisfaisante, mais l’idée c’est que je réfléchis tout le temps tout le temps tout le temps. À forte dose, je veux dire, trop pour trouver le bonheur facilement.
Je ne me vante pas : réfléchir beaucoup ne signifie pas que je réfléchis bien. Seulement que je mastique sans cesse un condensé de pensées.

Les livres m’aident à orienter ce mécanisme. Je me nourris d’univers qui n’existent pas, de personnages fictifs, de règles différentes, de différence en elle-même.
Et quand un ne suffit pas, c’est donc deux : deux univers, complètement disparates, dans lesquels je me plonge avec désespoir. Ainsi, j’ai deux histoires en tête, et quatre fois plus de matière à réfléchir - puisque je peux croiser les deux récits.

Je ne sais pas si c’est une bonne chose. Mais j’ai besoin de perdre pied avec le réel. Il paraît que ce sont des symptômes d’angoisse très prononcée (et pas forcément de potentielle schizophrénie).

En Do mineur mon brave, je vous prie.