Effeuille mes rêves

Liberté ; vieeeeeens à moi

    Leçon permanente (c’est-à-dire tout le temps valable, c’est pas si courant que ça donc ça vaut le coup de les noter) numéro 1 :

    Quand c’est voué à être une mauvaise journée -> ne PAS le nier.

    La pensée magique n’existe pas et ne changera pas le cours des choses. Donc n’essaie pas de contrôler quoi que ce soit en le voulant très fort. Tu te mets en monopensée (ce qui signifie que tu restes dans l’instant présent, ne pense pas à tes envies, tes objectifs… Ce qui bien sûr n’exclut pas le fait d’être positif ; mais t’as le droit de ne pas aimer ce qui se passe ça c’est clair et net).

    Et tu prends du recul par rapport au stress.

Je me sens acculée par les rires, regards, pensées, mots… des autres… Je sais qu’on ne se moque pas de moi ou qu’on ne dit pas forcément de choses blessantes à mon sujet (et dans la grande grande majorité des cas : qu’on ne pense même pas à moi), mais je me sens cernée de toute part. Chaque seconde de plus passée là-bas est abominable. Seuls mes rêves para-scolaires/professionnels m’aident à tenir. Ce qui est, quelque part, bien dommage.

Mais plus que seize semaines. Je peux le faire.

Je note ce que j’ai gribouillé dans un moment de panique hier. Ce n’est pas aussi brut que ce que les mots suggèrent, ce ne sont que des détails. Mais du genre qui se répètent quasiment tous les jours donc bon. Ça me fait du bien d’expulser.

J’en ai marre de m’en prendre plein la gueule. Façon de parler, bien sûr. Y’a largement pire. Mais par exemple quand je travaille ardemment pendant des heures des jours des semaines sans arrêt pour cesser de me plaindre ; et puis au bout d’un moment un petit commentaire m’échappe parce que je suis très très très fatiguée… Et là on me dit : "Oh, mais arrête de te plaindre !".

De la part de personnes qui le font tout le temps, bien entendu. Sinon c’est pas drôle.

Même chose quand j’apprends, je révise, je bûche dur dur sans arrêt, et dès qu’un prof me pose une question… même en dehors d’un exam' ou de tout stress : je réponds une bêtise. Et passe pour la dernières des andouilles devant des gens que j’estime.

J’avais pas trop le moral, hier, en fait. Aujourd’hui c’était mieux mais en cours ils se sont mis à faire plein de blagues… du genre qui me mettent outrancièrement et illogiquement à cran. Je vis les blagues graveleuses comme des agressions, surtout quand je ne peux pas m’éclipser et suis obligée d’entendre la conversation.
Plus jeune je culpabilisais en me disant que j’étais prude. Nitouche et tout ça. Mais finalement : non. Y’a un problème, oui. De moi. Mais en quoi ça me diminue ? On ne va pas traiter quelqu’un qui le rhume de coincé des sinus ! Non mais sérieux. Cette tendance à sous-entendre que si tu ne parles pas de cul sans complexe t’es diminué. N’importe quoi.

Bon et puis le fait qu’il y ait eu Jareth dans le groupe, ça m’a impressionnée. Mais c’est une question de volonté. Suffit de se concentrer sur autre chose quand il est là. C’est dur et voilà pourquoi on galère tous et toutes à le faire. Mais c’est possible, mince !