Effeuille mes rêves

Ma crise de Moi qui n'est pas moi

Je crois que je vais me lever tôt tous les jours, finalement.

C’est trop bien. J’me sens mieux ainsi.
6h30 en semaine et 7h30 le week-end.
J’ai - paradoxalement - plus d’énergie et la sensation de mieux gérer mon temps. D’être maîtresse de ma propre vie. J’aime bien. Et puis quand le mémoire sera terminé (on y croit), j’aurais encore tellement de choses à faire !

Donc oui, c’est une habitude qui me plaît. Me correspond.

Me coucher très tôt (il me faut au moins deux heures pour m’endormir, quelle que soit l’heure à laquelle je me mets au lit ; y’a toujours du tri de pensées à faire), mais me lever tôt.

Ce n’est cependant pas ce pourquoi j’ai ouvert un nouvel écrit.

Y’a un autre élément qui revient souvent dans mes rêves… Bizarre.

Souvent, j’ai une mission à accomplir. Pas forcément quelque chose de très solennel : cette nuit par exemple j’étais dans un endroit où j’ai passé une grande partie de mon enfance - non loin de l’école primaire - et il y avait mon tuteur de stage. Bon. Pourquoi pas. Heureusement que je l’aime bien, hein. Bref. Et il y avait d’autres personnes… des gens qui étaient vraiment là à l’époque (dont mon frère) et d’autres enfants aléatoires.

Je voulais partir. C’était une espèce de garderie et autant à l’époque j’aimais beaucoup les personnes qui s’en occupaient, autant dans mon rêve je voulais simplement attraper mon frère par la main et rentrer à la maison.
Ce n’était pas possible. Je ne sais plus pour quelle raison.

Il y avait un truc que je devais faire. Que je savais qu’on attendait de moi.

Dans le rêve, c’était clair mais maintenant je ne me souviens plus. Ce n’est pas important. Ce qui compte surtout c’est le sentiment que j’éprouvais : plus on attendait de moi que je fasse ce quelque chose, plus je me sentais faible.

Mes jambes me lâchaient. Cette sensation m’a marquée, ce n’est pas la première fois que je la rêve. Elles me faisaient mal et je devais me tenir aux meubles pour ne pas tomber.
Et là, les "adultes" me disaient de continuer à avancer. Sans aucune compassion. Presque avec mépris et agacement. Je leur disais : "Non mais les gars, branchez vos yeux : j’ai une maladie grave qui se réveille, je suis en train de mourir… j’avance mais je fais ce que je peux !".

Et plus mes jambes devenaient lourdes et douloureuses, plus ils se moquaient de moi. Très subtilement. Pas avec des mots et des doigts pointés. Avec des rictus en coin. Des sous-entendus.
La maladie était réelle dans mon rêve, et reconnue. Donc personne ne pouvait me la reprocher directement. Mais plus je galérais, plus on me demandait de faire des efforts.

J’avais juste envie de gueuler : "Non mais OH ! AU BOUT D’UN MOMENT LES GARS ! Vous allez me lâchez la grappe, oui ?!".

J’vais pas faire genre je ne sais pas de quoi mon inconscient me parle, c’est ce que je ressens quasiment constamment à l’école. Même hier, en déjeunant avec ma mère et on frère, à les entendre parler de mon adolescence j’avais envie de le hurler. Ils n’y sont pour rien, d’abord, c’est pour ça que ces rêves ne me mettent pas à l’aise. Ils me font rejeter "la faute" alors qu’il n’y a pas de faute réelle, premièrement, et deuxièmement sur d’autres alors que pour tout ce que j’ai choisi je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. C’est la règle du jeu !

Et mon inconscient fait son rebelle intello en mode : "Je suis un génie incompris". Pas du tout, mon grand, alors redescends sur Terre.